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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 09:58

 

 

Lire, la revue littéraire, a publié le 12 novembre 2010 un hors-série dédié à "une femme fatale" (sous titre-t-il, trait d'humour tout british, humpf, je me gosse encore!) : Agatha Christie !

  

Comme beaucoup de témoignages de lecteurs, prestigieux auteurs contemporains en vogue par ailleurs, je suis une aficionados depuis mes douze ans. J'ai dévoré ses intrigues principales comme aujourd'hui les ados se jettent sur Harry Potter. Pour le reste, le cinéma et la télé se sont chargés de parfaire ma culture christienne.

Je me replonge régulièrement dans quelques unes des enquêtes d'Hercule Poirot, quand un temps maussade ou une santé malmenée me cloue au coin du feu avec les sinus obstrués, voyez ? Mon dévolu se jette aux côté des petites cellules grises de Poirot dont les travers mégalomanes supérieurs n'arrivent jamais à m'agacer autant que le bruit des aiguilles à tricot de cette fouineuse de Miss Marple.

En l'occurrence, on apprend ici que l'apparition de cette vieille dame avait justement à voir avec les stéréotypes un peu trop prononcés et envahissants du détective belge aux yeux de la reine du crime. Heureusement, elle ne se décida pas à lui réserver un sort définitif, enfin pas trop prématurément (il y passera tout de même dans "Hercule Poirot quitte la scène", rien que d'y penser la goutte me revient au nez). Hercule Poirot reste The number One parmi tous les autres enquêteurs qu'elle a pu imaginé, et il y en eût !

 

Tout ça nous est bien détaillé.

 

La biographie de l'auteur est dressée dans les grandes et principales lignes, son oeuvre exposée, décortiquée et remise dans le contexte. La dame à su mettre à profit les turpitudes de son époque et de sa vie pour enrichir ses intrigues et entretenir un certain mystère sur la sienne comme nous le révèle "Une mystérieuse disparition", article qui traite de la disparition momentanée d'Agatha Christie, coup du sort ou coup de pub ? étrange.

 

Pour les ignorants finalement, comme moi, des motivations et de la vie d'Agatha Christie cet hors-série numéro 11 (pour les collectionneurs) se montre instructif et passionnant.

 

L'interview de son spécialiste universitaire John Curran vaut son petit pesant d'or.

 

Le descriptifs des principaux personnages apparaissant dans plusieurs des enquêtes est précieux et souligne dans l'oeuvre l'importance notamment d'Ariadne Oliver à travers qui Agatha Christie semble s'être le plus transposée.

 

"Car Ariadne Oliver, c'est surtout l'alter ego parodique d'Agatha Christie. Laromancière a su lui insuffler ses propres réflexions sur l'écriture, ses doutes, ses regrets, ou encore ses colères vis-à-vis de certains de ses personnages. Les déboires répétés d'Ariadne avec son détective de papier, le Finlandais Sven Hjerson, ne sont d'ailleurs pas sans rappeler les propres griefs d'Agatha Christie contre Poirrot ! On retrouve également chez Ariadne Oliver des détails plus intimes, tels que sa manie de changer régulièrement de coupe de cheveux ou sa passion pour les pommes, consommées avec appétit à chacune de ses papparitions... "

 

On y revient p79 quand il s'agit de percer le mystère "Agatha" dans le décryptage "L'autre Agatha".

 

Il est aussi question dans l'article "Voyage dans le noir" d'opposer la productin policière de l'auteur aux nouvelles vagues du roman policier, une idée bizarre vouée à ringardiser la reine du crime ? comme si lire Elizabeth George, Harlan Coben ou Stieg Larsson interdisait de revenir aux fondamentaux , sont fous ou biens ?

 

Je ne saurais donc trop conseiller de consulter cet opus qui donne envie de repartir faire un petit tour dans cette époque peu exploitée de l'entre deux guerres au côté de Poirot !

Par deparlà - Publié dans : sous le sabot d'un cheval
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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 15:09

Bon, on ne va  pas se voiler la face (d'autant que c'est interdit maintenant), je suis en panne

si

d'essence aussi oui, bientôt

mais de lire

je fais grève

involontairement il faut le préciser

je n'en ai pas le goût

et je cherche un p'tit qq chose qui pourrait me sortir de là

un nouveau bouquin d'un auteur que j'aime par exemple

j'engrange donc,

à tour de bras,

je commence puis je laisse tomber

j'en ai commencé 4,

ça ne peut plus durer

 

en attendant que ça me reprenne, je surfe sur la toile (la vague c'est bien trop fatiguant et ça mouille) et voilà ce que j'ai trouvé, j'adore. J'ai d'abord trouvé sur "the peter bull blog", c'est en anglais j'ai pas tout compris et pas tout lu non plus mais il y avait ce masheup d'enfer (c comme ça qu'on dit, i paraît) :

 

 
Par deparlà - Publié dans : la blogosphère de par là - Communauté : Salon Lecture
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 07:00

  

Cet été, à la recherche d'une lecture qui ne mettrait en aucune façon de sombres pensées entacher mes vacances j'ai suivi la vague d'influence qui portait au dessus de son écume ce livre. L'auteur, une journaliste déjà vue dans une de ces émissions à chroniqueurs du matin, du midi ou du soir de cette chaîne de télévision célèbre pour son cryptage fantasmagorique, semblait apte à remplir les critères de villégiature plus par absence de concurrence que par véritable motivation.

Ceci dit, lire sur les chemins de Compostelle, sujet dont il est question, relevait d'une vieille envie du moment qu'il ne s'agissait pas du plan com de PPDA qui s'imagine, parce qu'il a présenté le 20 heures ?, intéresser les gens (nous, tous !) sur ses pérégrinations.

 

Peut-être m'imaginais-je que lire me dispenserait de marcher ?

 

Quoiqu'il en soit, j'ai suivi Alix les yeux fermés sans une ampoule ni sac à dos, trois fois.

Car il y a plusieurs chemins, le chemin français, le chemin anglais, et d'autres sûrement, mais surtout le vrai voyage, celui qui vous fait partir de votre sweet home jusqu'au Graal. Voir plus, quelques kilomètres plus loin, là où il est d'usage de brûler le fourbi plus très frais du voyage. Comme Alix ne fait pas les choses à moitié, il a bien fallu qu'elle se résolve à se le faire sous peine d'errer à jamais sur les routes de son questionnement intérieur.

Et voilà, le doigt est posé sur La grande question, l'origine du fait, la motivation profonde d'un tel périple pédestre à l'heure des low cost, du tgv et de la prime à la casse automobile. La réponse reste floue, à peine effleurée, on cherche, on suppose, on extrapole puis on oublie. Car il y a du monde sur les chemins pour vous distraire de vous même. De toutes origines. Avec lesquels on fait connaissance, on partage un bout de route et puis un sandwich, un verre. Alix elle s'attache pas mal à ceux qui couronnent une étape par un petit tour au troquet du coin. Chacune d'elle comporte une marche de 5 à 6 heures, seule ou accompagnée, concentrée à ne pas se perdre, à admirer, la visite de l'église estampillée, le tamponnage du carnet de voyage, l'hygiène du corps et du linge, les refuges, le repas du soir. La liste n'est pas exhaustive, c'est selon. Les liens se tissent.

 

La religion n'est pas centrale, la foi est pudique et ne regarde que l'individu pas le lecteur, ça n'empêche pas le respect des édifices, de l'histoire, du symbole dont la signification paraît toute personnelle. Le chemin est intérieur, même si on doit marcher pour tendre vers du meilleur et Compostelle se pose comme un prétexte à se donner la peine de tendre vers une satisfaction, celle d'un acte accompli.

 

Voilà, l'écriture est pleine d'entrain et d'humour, la lecture, l'assurance d'être embarqué dans une belle aventure humaine qu'on est tenté d'exaucer à son tour.

 

« Je pense aussi que nous sommes les rouages d’une horlogerie céleste. En plantant la pointe de nos bâtons dans le sol pour le repousser derrière nous, en file ininterrompue et obstinée, nous les pèlerins de Saint-Jacques, depuis des siècles, nous faisons tourner la terre. »

 

"En avant, route!"  Alix de Saint-André, Gallimard, avril 2010 «««««

  

  

 

 

 

 

 

Par deparlà - Publié dans : les livres de par là - Communauté : Mes livres préférés
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 08:45

On ne peut pas dire que je sois « Nothomb-maniaque ». En même temps, il faudrait avoir tout lu d’Amélie. Ça fait beaucoup. Dans mon cas beaucoup trop même si j’avais été totalement séduite par « Hygiène de l’assassin », déçue ensuite par beaucoup d’autres (notamment par « stupeur et tremblement »), voire consternée pour finalement jeter l’éponge et laisser passer nombre de ses rentrées littéraires sous les ponts depuis mon dernier souvenir bienveillant avec « Robert des noms propres ». Il aura fallu un voyage en train et plus de 20 minutes d’avance gare de Lyon mi-août pour aplatir un nouvel essai avec « Une forme de vie » moyennement motivée tout de même avec en perspective 2 heures d’échappatoire à un voyage ennuyeux si je n’avais pas la chance de m’assoupir.

En une heure c’était plié, l’essai était validé et transformé entre les deux poteaux. Jamais ça ne m’était arrivé, sans diagonale dans ma course ni feinte de corps j’ai laissé tout le monde (mes congénères du wagon) sur place, loin devant et contente de moi.

 

C’est donc l’histoire d’Amélie Nothomb, auteur à succès, addicte à l’écriture de romans et de son importante correspondance. Elle lit tout et répond à tous sauf quand trop c’est trop, elle n’est ni une banque, ni rédactrice chez Albin Michel, encore moins prof de français. Même si elle est traduite en plusieurs langues son succès planétaire reste hexagonal. Quelle stupeur (c’est exagéré mais ça m’amusait) alors de recevoir une missive d’un soldat américain, Melvin Mapple, qui expose sa vie  en Irak. Il a tout lu d’elle, lui, et se pince la graisse quand elle accepte d’être sa correspondante de guerre. Je dis « graisse » car il a trouvé une tactique imparable pour se soustraire aux dictâtes des concepteurs de tanks et d’uniformes de l’armée, il bouffe. Des tonnes de nourriture américaine à faire exploser le budget cuisine et vestimentaire de ses employeurs. Plus il patrouille et subit les horreurs d’une guerre monstrueuse plus il résiste en produisant en quantité peu patriotique des strates et des strates adipeuses. La résistance s’étoffe, ils sont plusieurs, et se nourrissent autant des remontrances de leurs collègues que des produits gras et sucrés à leur disposition. Melvin va même développer une histoire toute particulière avec son embonpoint qui a atteint le poids d’un double qui ne le lâcherait pas d’un pouce et dont la pesanteur sur lui la nuit serait d’un réconfort sans égal, c’est toute la folie de l’auteur, celle qui écrit le livre (pas les lettres enfin dans l’histoire, c’est toute la difficulté que de s’y retrouver quand on résume le livre d’un auteur qui se met en scène dans son histoire).

 

Alors de conjectures en analyses on peut tout dire des écrits d’Amélie Nothomb, faciles ou inutiles, sans intérêts ou jubilatoires, de l’auteur elle-même qui peut susciter également toute sorte de sentiments et leurs contraires, personnellement je n’y allais plus du tout jusqu’à un hasard providentiel qui m’a fait perdre une heure d’ennui dans un train.

C'est peut-être parce qu'il est court qu'il est bien ce roman. Enfin, j'en connais d'autres qui sont courts et pas si bons mais là je m'engage en terrain glissant.

 

Je soulignerais un autre aspect du roman d’Amélie Nothomb, celui des affres d’une correspondance choisie et entretenue, les joies tout d’abord puis les inquiétudes jusqu’à la déception, un sujet, serait-ce-possible, universel :

 

  « Au moment de poster ce pli, je ne savais pas quel était mon état d’esprit. J’aurais été incapable d e préciser ce qui, dans mon courrier, relevait de la sincérité cordiale ou de l’ironie. Melvin Mapple m’inspirait du respect et de la sympathie, mais se posait avec lui avec lui le problème que j’ai avec 100% des êtres, humains ou non : la frontière. On rencontre quelqu’un, en personne ou par écrit. La première étape : il peut arriver que ce soit un moment d’émerveillement. Á cet instant, on est Robinson et Vendredi sur la plage de l’île, on se contemple, stupéfait, ravi qu’il y ait dans cet univers un autre aussi autre et aussi proche à la fois. On existe d’autant plus fort que l’autre le constate et on éprouve un déferlement d’enthousiasme pour cet individu providentiel qui vous donne la réplique. On attribue à ce dernier un nom fabuleux : ami, amour, camarade, hôte, collègue selon. C’est une idylle. L’alternance entre l’identité et l’altérité (« C’est tout comme moi ! C’est le contraire de moi ! ») plonge dans l’hébétude, le ravissement d’enfant. On est tellement enivré qu’on ne voit pas venir le danger. »

 

« …Certes, une correspondance n’est pas un contrat, on peut en sortir à tout instant sans préavis. …/… Il est arrivé que d’aucuns cessent de me répondre sans explication.

…/…

Mais parfois, s’agissant de correspondances anciennes, de correspondants fragiles par leur âge ou par leur santé, j’ai insisté. J’ai téléphoné. …/…

Il est très difficile de savoir où s’arrêter. C’est encore ce problème de la frontière : l’autre passe par votre vie, il faut accepter qu’il puisse en sortir aussi facilement qu’il y est entré. Bien sûr, on peut se dire que ce n’est pas grave, que ce lien était simple correspondance. On peut également se dire que se taire n’est pas la cessation d’une amitié. Ce dernier argument convainc davantage que le précédent. On devient sage, on se console. On accepte les nouveaux amis sans oublier ceux qui sont entrés dans le silence. Personne ne remplace personne. »

 

 "Une forme de vie", Amélie Nothomb, Albin Michel août 2010, «««««

 

Par deparlà - Publié dans : les livres de par là - Communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 15:00

  

Comme défenseur de la langue française, il y en a pour penser à Bernard Pivot, d’autres à Daniel Pennac, pis encore d’autres mais les noms font défaut à une pauvre culture personnelle.

Moi c’est Erik Orsenna. Pour tout dire, j’en suis restée à « L’exposition coloniale » comme bonbon littéraire, repue, à l’époque, d’avoir aussi bien lu. Avec « La grammaire est une chanson douce », « Les Chevaliers du subjonctif », « La révolte des accents » et « Et si on dansait ? », la qualité est là et je m’interrogeais sur le peu de romans finalement lu de lui. Precipitación donc sur « L’Entreprise des Indes », certaine de mon coup.

 

Ha la la.

 

Quelle déception !

 

Pourtant le sujet paraissait séduisant : au XVème siècle, Bartolomé, frère de Christophe Colomb et cartographe de formation se trouve au cœur du grand projet de l’ainé, la route des Indes, plein ouest, fi de la route de la soie. Il sera lui-même englouti par l’appétit de Christophe à réaliser son voyage, son destin vampirisé par la détermination et l’ambition de son frère.

Prometteur donc.

Mais, las !

Malgré la passion de l’auteur dans ses interviews, le livre tombe à plat, l’émotion peine à suinter, l’attrait s’effiloche, la qualité de l’écrit se noie dans un style trop travaillé pour s’alléger.

Finalement, je suis allée au bout du livre, je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai traversée l’Atlantique à la nage pour cela mais c’est déçue déçue que j’ai touché terre.

 

Certaines réflexions de-ci de-là aident, tels les îlots d’un archipel ou d’un chapelet de curiosité, à maintenir le cap :

 

« …J’avais toujours vécu près de l’eau. Et de Gênes à Lisbonne j’avais soit longé la Méditerranée, soit franchi l’Espagne avec pour but une bordure de l’océan.

Cette fois, m’écartant un peu plus à chaque pas d’un rivage, il me semblait m’arracher à la vie.

Je m’attendais à ne rencontrer que de la tristesse et de la contrainte.

Comment se sentir libre, me disais-je, quand on vit loin de la mer ? Comment ne pas étouffer quand des terres, et seulement des terres, vous encerclent ? Pas étonnant que ces prisonniers ̶ là, ces malheureux qui vivent au milieu des forêts et des champs, n’aient de cesse de fabriquer des livres. Quand on ne dispose pas de bateau ̶ , la seule façon de fuir, c’est lire. »

 

« Jean de Westphalie m’avait tout de suite trouvé l’ouvrage pour lequel j’étais venu sur ordre de mon frère, cet Ymago mundi qui devait avoir tant d’importance dans l’histoire de l’agrandissement du monde. Ma mission accomplie, je pouvais à tout moment revenir à Lisbonne. Pourquoi repoussais-je de jour en jour mon départ ?

Il est des heures où l’existence hésite : à côté du chemin prévu se présente une autre route. L’amitié, tout autant que l’amour, peut faire basculer des destins. Jean de Westphalie me proposait de m’installer près de lui et que nous œuvrions de concert. Arguant que je connaissais déjà une part de son métier, que j’avais, pour y exceller, la patience et le soin et le goût d’apprendre et celui de transmettre ; que ce métier avait pour avantage, inappréciable chez les natures semblables à la mienne, curieuses de tout, d’aborder tous les savoirs sans s’enfermer dans aucun : un livre achevé, vous verrez, on se passionne illico et tout autant pour un autre domaine ; que , pour accroître l’intelligence chez les hommes, les livres valaient bien les bateaux, et la lecture, le voyage ; que, surtout, un grand mouvement d’intelligence se levait ici, dans le sud des Pays-Bas, et que, si j’acceptais de demeurer quelques semaines, il pourrait me faire rencontrer certains philosophes de ses proches : ils parlaient de la liberté, et offraient à l’espèce humaine des perspectives exaltantes.

Je balançai une pleine semaine.

De ce balancement Christophe ne sut jamais rien. Le lui eussé-je raconté qu’il n’aurait rien écouté et encore moins entendu. L’Ouest seul l’occupait.

Pourquoi décidai-je finalement de ne pas changer le fil de ma vie ?

Rien ne sert de regretter.

Nous sommes faits d’eau. Et, comme elle, nous suivons notre plus grande pente. »

 

"L'entreprise des Indes", Erik Orsenna, Stock mai 2010, «««««

  

Par deparlà - Publié dans : les livres de par là
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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 14:15

La clef dans la serrure, passer la porte, suis rentrée !

 

Fait du bien de revenir chez soi.

 

Bon, la première chose qui cloche, et ça fait un petit coup au coeur, c'est la grosse pub qui clignote en plein milieu du salon. Pour l'iphone, ç'aurait pu être pire. Mon texte là va bientôt plus rien vouloir dire, c'est à cause des 45 jours et plus d'inactivité (ah?) du blog, elle devrait disparaître avec mes centaines de petits posts que je m'apprête à écrire, des nouveaux meubles en quelque sorte.

 

Enfin, ça fait plaisir de voir que quelques uns sont venus entretenir les plantes. Bon, effectivement, là c'est la sécheresse, faut tout de même pas s'étonner non plus, les visiteurs c'est comme l'amitié ça s'entretient. Enlever la poussière, ouvrir les fenêtre, j'espère bien recevoir !

 

En attendant, flotte encore une odeur de renfermer, j'ai mieux que febreze :

 

 

 

 

 voilà, la rentrée on va se la faire en retard, légèrement vêtu et avec la banane ! 

 

 

Par deparlà - Publié dans : sous le sabot d'un cheval - Communauté : Salon Lecture
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 11:15

  

 

 

« Les mots, ce sont des boîtes qui servent à ranger les pensées, pour mieux les présenter aux autres et leur faire l’article. Par exemple, les jours où on aurait l’envie de frapper sur tout ce qui bouge, on peut juste faire la gueule. Mais d’un coup, les autres peuvent croire qu’on est malade, ou malheureux. Alors que si on dit d’une façon verbale, Faites pas chier, c’est pas le jour ! ça évite les confusions.

Ou alors – autre exemple – une fille vous met la tête à l’envers, on y pense toute la journée dont le Seigneur nous a fait grâce, à croire que dans ces cas-là on a le cerveau qui descend dans la queue, si on lui dit, Je t’aime comme un fou et le tutti quanti, ça peut aider un peu, pour ce qui est d’arriver à faire son affaire.

Pourtant ce qui devrait compter, ce n’est pas l’emballage, c’est ce qu’on met à l’intérieur.

Il y a de beaux paquets cadeaux qui contiennent de pauvres merdes, et des paquets mal ficelés avec des vrais trésors dedans. C’est pour ça que les mots, je m’en méfie, voyez ?

Quand j’y réfléchis bien, c’était sûrement mieux pour moi, de pas en connaître des masses. J’avais pas besoin de choisir : je disais seulement ce que je savais dire. Du coup je risquais pas de me tromper. Et puis surtout, je pensais moins.

Il n’empêche – et ça, je l’ai compris depuis Margueritte, je crois – avoir les mots qu’il faut, ça peut rendre service, quand on veut s’exprimer.

Complice, c’était le mot que je cherchais, ce jour-là. En même temps, si je l’avais connu, ça n’aurait pas changé grand-chose. À mes sentiments, je veux dire. »

 

Germain est une force de la nature qui vit dans une caravane au bout du jardin de sa bougresse de mère, qui travaille à tout faire quand il est en fin de droit et qui se tape le plus souvent la cuisse au comptoir de la Francine à rigoler avec ses potes. Il va aussi au parc compter les pigeons. Margueritte aussi elle vient compter les pigeons. Margueritte elle est trop vieille pour avoir autre chose à faire. Quoi de mieux que les compter ensemble ?

C’est Germain qui raconte. Que la vieille dame y mette les formes pour lui parler, ça le bouleverse le Germain. Pis voilà qu’elle lui propose de lui faire la lecture, à lui, le cancre qui n’a jamais lu un livre. Le plus surprenant c’est que les livres et leurs histoires ça lui plait vraiment.

 

Il y a des gens que l’on rencontre dans la vie et qui vous la décoince ou au mieux vous font gagner plusieurs années dans sa compréhension, dans les manières possibles de l’aborder autrement cette vie qui pourrait bien s’enliser. Pour peu qu’on sache écouter et comprendre. Encore faut-il tomber sur ces personnes providentielles, qu’elles sachent montrer le chemin, que l’on soit ouvert et à l’écoute. Germain est paré. Comme s’il était au bout d’un cycle, en roue libre, et que seule Margueritte pouvait lui donner la pichenette qui le ferait avancer vraiment, l’ouvrir aux autres. Tout ça, c’est déroutant.

 

Ce livre est une histoire d’apprentissage, d’échange, de tendresse. Une petite histoire émouvante qui vous chope l’air de rien sur un banc public entouré de pigeons. Le style est familier vu que Germain c’est pas le genre à broder. C’est cocasse et imagé. Germain se révèle sensible et généreux, bien plus attachant que de nombreux érudits.

Une petite histoire simple, encore faut-il aller nous chercher sans tomber dans la sensiblerie, un exercice que l’auteur réalise avec succès grâce à un personnage surprenant.

 

« Et ça je le comprenais drôlement, parce que, quand on est môme, la seule chose qu’on attend, c’est que ça commence. La vie. C’est pour meubler le temps qu’on fait des conneries.

On passe des années à rêver d’être grands, tout ça pour regrretter quand on était petits. »

 

"La tête en friche" de Marie-Sabine Roger aux éditions du Rouergue, «««««

 

 

 

adaptation cinéma Jean-Loup Dabadie et Jean Becker sortie le 2 juin.

Par deparlà - Publié dans : les livres de par là - Communauté : Chronique de nos lectures
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 17:20

 

« Le silence de la nuit s’est posé sur ma page.

Du silence et rien d’autre.

J’entends, dans le désert de ma vie, battre mon cœur ensablé. »

 

« Le cœur cousu » est une fresque qui s’acoquinerait avec un conte.

 

Le prologue nous amène à croire qu’il s’agit de l’histoire de Soledad qui nous sera contée.

Pas exactement.

 

Soledad sera la conteuse d’une histoire d’avant sa naissance. Celle de sa mère, Frasquita, son frère, Pedro el Rojo, et de ses sœurs, Anita, Angela, Martirio et Clara.

 

Une histoire extraordinaire.

 

Une histoire où la magie issue des superstitions nées avec le monde des hommes se mêle à la réalité d’une vie austère et s’ingénue à la teinter des peurs de l’âme ou des joies du cœur.

 

Une histoire que l’on situe mal dans le temps, peut-être quand la mécanique des moteurs dormait encore dans les limbes de cerveaux pas encore nés. Bref, nos repères de monde moderne sont à lobotomiser.

 

On apprend juste que nous sommes en Espagne, que le paysage est aride, envahi de cailloux, l’air saturé de poussière, que la révolte paysanne suinte.

 

Depuis que sa mère l’a initié au rite d’une boîte mystérieuse, Frasquita sait que la couture révèlera son talent, un don qui ne lui apportera pas toujours la bienveillance. Sans dot, elle trouvera à se marier à José, le fils du charron. Il commencera à péter les plombs à l’arrivée de son fils unique tant espéré mais roux. Le poulailler sera son refuge, les poules ses nouvelles congénères.

Remis de sa profonde dépression, il s’entichera d’un coq (Dragon rouge) tout entier entrainé à lui construire sa fortune lors de combats. Malheureusement les espoirs déçus l’amèneront à gager le corps de sa femme comme on le faisait, à l’époque du troc, d’un mouton, une chèvre ou d’un âne. Ils perdront tout et après s’être acquitté de la dette de son époux Frasquita n’aura d’autres choix que de partir sur les chemins avec ses enfants. Le monde va pouvoir s’ouvrir à eux. Mais les temps sombres d’une condition paysanne misérable ne les épargneront pas. Reste les dons de chacun relevant du surnaturel qui aideront à traverser bien des situations difficiles et à enchanter une lecture sinon trop sombre.

 

Carole Martinez est née en 1966.

D’abord comédienne, elle enseigne ensuite le français dans un collège d’Issy-Les-Moulineaux. Elle profite d'un congé parental en 2005 pour se lancer dans l'écriture. Elle désire écrire quelque chose qui soit entre le conte et le roman. Puisant dans les légendes de sa tradition familiale espagnole, elle brode à partir des histoires que sa grand-mère lui racontait. Ce premier roman est un succès et Carole Martinez reçoit le prix Renaudot des lycéens en 2007 (source evene.fr)

 

Pour un premier roman (et c’est difficile à croire), c’est un coup de maître.

L’écriture est fouillée, précise, très dense. Le style imagé, enchanteur voir poétique. Les personnages, tout étrange qu’ils paraissent, sont sensibles, émouvants et attachants. Leurs destinées marquées du feu de l’enchantement n’en demeurent pas moins difficiles et proches d’une condition laborieuse prompte à combattre l’adversité. Un feu qui se transmet de mère en fille, de génération en génération. Le don de chacun tend à secourir d’une vie trop rude sans pour autant y parvenir. Soledad sera la dernière que la magie du sort frappera.

 

La lecture de ce livre est surprenante, comme un témoignage qui nous serait offert, un conte qu’on ne voudrait pas voir finir, un moment envoutant qui perdure bien après la dernière page.

 

  « Écoutez mes sœurs !

  Écoutez cette rumeur qui emplit la nuit !

  Écoutez… le bruit des mères !

  Écoutez-le couler en vous et croupir dans vos ventres, écoutez-le stagner dans ces ténèbres où poussent les mondes !

 

Depuis le premier soir et le premier matin, depuis la Genèse et le début des livres, le masculin couche avec l’Histoire. Mais il est d’autres récits. Des récits souterrains transmis dans le secret des femmes, des contes enfouis dans l’oreille des filles, sucés avec le lait, des paroles bues aux lèvres des mères. Rien n’est plus fascinant que cette magie avec le sang, apprise avec les règles.

Des choses sacrées se murmurent dans l’ombre des cuisines.

Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d’épices, magie et recettes se côtoient. L’art culinaire des femmes regorge de mystère et de poésie.

Tout nous est enseigné à la fois : l’intensité du feu, l’eau du puits, la chaleur du fer, la blancheur des draps, les fragrances, les proportions, les prières, les morts, l’aiguille, et le fil… et le fil.

Parfois, des profondeurs d’une marmite en fonte surgit quelque figure desséchée. Une aïeule anonyme m’observe qui a tant su, tant vu, tant enduré.

Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées.

Onctueuses larmes au palais des hommes !

 

Par-delà le monde restreint de leur foyer, les femmes en ont surpris un autre.

Les petites portes des fourneaux, les bassines de bois, les trous des puits, les vieux citrons se sont ouverts sur un univers fabuleux qu’elles seules ont exploré.

 

Opposant à la réalité une résistance têtue, nos mères ont fini par courber la surface du monde du fond de leur cuisine.

 

Ce qui n’a jamais été écrit est féminin. »

 

 

 "Le coeur cousu", Carole Martinez, Gallimard 2007, folio 2009, «««««

Par deparlà - Publié dans : les livres de par là
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 19:12

Fureter sur la toile est long, ennuyeux, et oisif il faut bien l'avouer (à moi-même aussi)

 

enfin souvent, pas toujours,

 

et puis fructueux finalement,

 

en qualité à défaut de quantité.

 

Et aujourd'hui, je suis tombée sur le blog "pages d'écriture" dans lequel j'ai fait mon marché. Evidemment, j'aurais pu passer mes heures sur youtube mais c'est tellement mieux quand la sélection a déjà été faite.

 

Donc voilà, ça regonfle quand on nous laisse entendre et voir que tout est perdu, la fantaisie du monde résiste, j'adore :

 

Par deparlà - Publié dans : la blogosphère de par là - Communauté : Salon Lecture
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 10:26

Mai, juin, juillet fleurent bon le printemps puis l'été.

 

C'est aussi la saison des nouveaux mariés,

 

Ah, les mariages ... :

 

Par deparlà - Publié dans : sous le sabot d'un cheval - Communauté : Salon Lecture
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 21:14

Le nouvel appartement semblait parfait pour Célestine et Géo. Cossu, bourgeois, parquet en chêne, de quoi envisager la vie à deux avec optimisme (« … vivons ici puisqu’il faut vivre »).

Seulement voilà, il n’y a pas de moment plus tranquille que lors de ces visites en compagnie de l’agent immobilier. C’est ensuite que le voisinage donne des signes de son existence (« Emménager dans un nouvel appartement, c’est comme venir au monde : parfois on tombe mal. »). En l’occurrence, le voisin du dessous manifeste une passion certaine et sonore pour la musique de bal (« La vie d’un homme ne se voit pas, elle s’entend. »). Mais comment entreprendre cet acharné de flamenco, java et polka en passant par le tango sans froisser une susceptibilité peut-être exacerbée et par la même l’occasion de ruiner des rapports de bon voisinage avant qu’ils aient eu une chance de se nouer ? Géo tente une approche toute sournoise en faisant miroiter à M. Jacques Émile (c’est son nom) une thèse sur les bals et « toutes leurs musiques » qu’il serait en train d’écrire. L’engouement de M. Émile démarre au quart de tour, les dés d’une cohabitation tortueuse en sont jetés.

 

Voilà encore que je replonge dans la bibliographie de François Vallejo avec ce qui me semble être son premier roman paru en 1998 aux éditions Viviane Hamy. J’avais déjà succombé à « Ouest » , « Groom » et « La Voyage des grands hommes » (« L’incendie du Chiado » m’était tombé des mains, une vraie déception !). Quelle surprise ! Je découvre toute l’envergure du talent de l’auteur dans ce petit livre (127 pages). Avec cette histoire simple le style virevolte et contribue à chatoyer le jeu des mots propres à nous amuser ou à nous émouvoir de situations communes. La part belle est faite aux rapports humains. Les névroses qui pourraient en résulter sont contournées par la délicatesse des personnages qui paraît surgir d’une autre époque. Le huis clos réserve quelques scènes burlesques et cocasses tout en ménageant la personnalité de chacun.

 

« Les marcheurs, le cou rentré, à sept heures et demie, en décembre, se déhanchent autour de moi, comme une arrière-garde en déroute, se déploient en silence de tous côtés. Et dans cette troupe sans discipline, je remarque un petit soldat à la silhouette familière, toujours le même qui me poursuit, qui m’épie peut-être. Personne ne voudra me croire : nous sommes loin de chez nous et pourtant IL marche sur le même trottoir que moi. Le rat s’est éloigné de son terrier, il muse et trottine le nez baissé. Il est, décidément, partout où je suis, à mes trousses, j’en suis sûr, et pourquoi ? Impossible encore de parler de fâcheuse coïncidence, comme si nos vies devaient être indissolublement liées. »

 

Une lecture riche et envoutante en attendant son prochain roman « Les sœurs Brelan » qui doit paraître en août 2010 toujours aux éditions Viviane Hamy.

 

 

"Vacarme dans la salle de bal", François Vallejo, 1998 chez Viviane Hamy, 2003 en édition de poche J'ai Lu, «««««

Par deparlà - Publié dans : les livres de par là - Communauté : Mes livres préférés
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 14:49

 

 

Voilà, la boucle est bouclée, je viens de terminer « La Cité des Jarres », premier livre de la série que j’ai lu en dernier bizarrement.

 

C’est la première enquête publiée en France du commissaire Erlendur Sveinsson. Suivront « La femme en vert », «La Voix » , « L’Homme du Lac » , « Hiver arctique » et « Hypothermie » . Reste deux autres romans encore non traduits de cette série : « Myrká » et « Svörtuloft ».

 

Un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé assassiné dans son salon la tête fendue par un lourd cendrier abandonné près du corps. Un mot sur lequel on peut lire « Je suis Lui » laissé sur la victime et la photo de la tombe d’une petite fille éveillent la curiosité d’Erlendur. Il n’est pas question pour lui du geste d’un fou ou d’un quelconque drogué comme semble, à chaque fois, penser l’opinion islandaise qui ne veut pas croire qu’une population réduite et isolée puisse engendrer toute autre violence que celle imputable à une maladie mentale ou à une sévère addiction aux conséquences meurtrières. L’enquête révèle que trente ans auparavant il avait été poursuivi pour viol et finalement innocenté bénéficiant du peu de considération qu’un tel acte suscitait à l’époque. Le mort se révèle peu sympathique, cynique et infréquentable. Les trois mots en question fait penser à une vengeance. Effectivement, la plaignante du viol dont il a été accusé a mis au monde une petite fille, mais elle est morte à l’âge de quatre et sa mère s’est suicidée 3 ans plus tard par désespoir, la piste ne va nulle part.

Mais, impossible d’ignorer les intuitions, le commissaire Erlendur persiste.

 

Un très bon livre où la réflexion sur une société islandaise qui, du fait de son isolement, se croit à l’abri des travers bien connus des sociétés occidentales et malmène les à-priori. Arnaldur déclare, à ce propos, lors d’une interview réalisée par Mikaël Demets pour Evene.fr réalisée en février 2008 (traduite par Eric Boury) :

« il n'existe pas de tradition de polar en Islande. [ à cet état de fait, il y a deux raisons.] L'une tient en ce que les gens, y compris les écrivains, considéraient les histoires policières comme des mauvais romans […]. La deuxième raison, c'est que beaucoup d'Islandais ont longtemps cru en une sorte d'innocence de leur société. Très peu de choses répréhensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu à des histoires policières. Ce qui explique qu'à [leurs] débuts, Arni Thorarinsson ou [Arnaldur ont] eu du mal à [s'] imposer [dans les milieux littéraires islandais]. »

L’attachement aux personnages, l’atmosphère sombre et particulière insufflés dans ce premier volet ne se démentiront pas dans les ouvrages suivants de la série, de quoi engendrer une tribu d’aficionados en expansion dont je fais parti.

 "La Cité des Jarres", Arnaldur Indridason, Métailié Noir éditions, juin 2005, en poche aux éditions Points, juin 2006, «««««

Par deparlà - Publié dans : les livres de par là
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