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Dimanche 4 octobre 2009
Aujourd'hui on est dimanche
et on fait quoi le dimanche
rien
enfin rien de productif à la société
(le dimanche c'est permis)
enfin pour la plupart
on glande quoi
en famille, sur les chemins
on lit
et on écoute
on s'laisse aller
et ça part à volo


Album "En attendant" du groupe Volo, sortie en septembre 2009
Par lechemindeparlà - Publié dans : la musique de par là
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Dimanche 27 septembre 2009

 


Voilà plusieurs semaines que j’ai fini de lire « Le canapé rouge » et, en le lisant, c’est vrai, je me suis laissée bercer par la petite musique dont parle Jorge Semprun en quatrième. Maintenant que je l’ai lu, puis d’autres ensuite, je me rends bien compte que la petite musique ne devient pas ritournelle et que, comme beaucoup d’autres hélas, ce livre ne présente aucun intérêt.


On y devine beaucoup de sensibilité pourtant là, en dessous du récit qui reste farouchement superficiel et sans consistance, décevant.


La narratrice divise son récit entre son voyage en train à travers la Russie jusqu’à Irkoutsk pour retrouver un ami perdu et le canapé rouge d’une voisine à l’étage en dessous à qui elle fait la lecture et échange des souvenirs. Plus d’ami à l’arrivée, plus personne sur le canapé rouge au retour, voilà c’est fini, comme dirait le génie d’entre toutes les lampes « circulez, y’a rien à voir ».

"Le canapé rouge", Michèle Lesbre, Sabine Wespieser 2007, Folio 2009, Prix Pierre-Mac-Orlan 2007, «««««

 



 
Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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Dimanche 13 septembre 2009

 
Avant de me jeter sur « Ce que je connais de Vera Candida » de Véronique Ovaldé en cette rentrée littéraire 2009 dont je ne connais rien et dont l’extrait lu dans le magazine Lire de cet été remplit comme il se doit d’agréables perspectives de lecture, mon dévolu s’est tout d’abord contenté de « Et mon cœur transparent », lauréat tout de même du prix France Culture-Télérama 2008.

Lancelot, personnage surréaliste que l’on peut plus ordinairement dire « à l’aise à côté de ses pompes », vient de perdre son épouse adorée dans des circonstances suspectes. Ses doutes vont l’amener malgré une force d’inertie bien buildé chez lui à mener une pseudo enquête, du moins à tirer le fil qui pourra, on ne sait vraiment pas, c’est pas sûr, le conduire au fin mot de l’histoire. De voisin en faux père, Lancelot se demande maintenant qui était Irina, quels mystères pouvait-elle bien lui cacher.

 

« Il réalise qu’elle lui sourit et que ce sourire plane trop longtemps sur son visage, elle le trouve déduisant, Lancelot n’en revient pas, il n’en est jamais revenu, il a depuis toujours eu tellement de mal à se percevoir comme un homme séduisant, Irina lui disait, Tu es bel homme, tu le sais n’est-ce pas ? et elle semblait toujours se demander s’il niait ses attraits par coquetterie ou par méconnaissance de ses propres pouvoir et charme. Elle le scrutait d’un œil soupçonneux et avec une ride au front qui signifiait « Ne me raconte pas d’histoires ». »

 

Finalement, et après avoir été séduite tout d’abord par l’originalité de l’ambiance et du personnage de Lancelot, je me suis vite lassée du décalage proposé, une fois l’histoire, les protagonistes et une certaine fantaisie installés l’inertie prend le relais, les interrogations de Lancelot envahissent l’espace, le road movie ne roule pas. Une déception donc pour un livre très bien écrit par ailleurs et dont l’étrangeté aurait pu faire mouche mais qui s’embourbe sans plus décoller.

 

« Et mon cœur transparent », Véronique Ovaldé, Editions de l’Olivier 2008, J’ai lu  2009, «««««

Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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Lundi 7 septembre 2009


La narration se fait à la première personne, autant dire avec « Je » puisqu’on ne connaîtra pas son prénom.


« Je » est une femme, elle vient d’avoir 40 ans, elle vient de se faire plaquer par Trevor et pour maintenir la tête hors de l’eau elle décide de quitter Paris, choisit Venise en hiver quand l’eau monte.

Mais « Je » s’en fout, s’en fout de tout là tout de suite. De telle sorte que ses phrases sont minimes, succinctes, sujet-verbe-complément, pas toujours, pis si on n’est pas content …


N’empêche que « Je » n’en est pas réduite à l’indifférence. Installée dans la pension de Luigi, les quelques pensionnaires nourrissent son intérêt quand ses promenades dans les dédales de ruelles, ponts, traverses de Venise ouvrent son appétit. Sa rencontre avec « Vous », Manzoni, lui on arrive à connaître son nom, finit par lui redonner des couleurs même si elles ne sont plus celles que pouvaient arborer les joues de ses 20 ans, même si l’eau est passé sous les ponts, mais tout de même des couleurs.


J’avais lu précédemment « Les déferlantes », j’avais beaucoup aimé, envieuse à la fin des embruns et du paysage breton. Avec « Seule Venise », Claudie Gallay nous rappelle comme cette ville est merveilleuse, avec ses ruelles où il fait bon se perdre même en hiver, comme on aimerait bien y retourner.

 

On dirait que l’auteur fonctionne aux lieux, en choisit un et s’installe, étoffe une histoire qui sera proche de nous, émouvante, féminine. Elle y réussit très bien, son écriture semble s’amuser et proposer un rythme qui enrobe l’histoire un peu triste d’une flamme très vivace.


Un très joli moment de lecture, trop rapide.

 

"Seule Venise", Claudie Gallay, Editions du Rouergue 2004, «««««

 

 

Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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Dimanche 6 septembre 2009

 

Après la lecture effroyable de « La femme en vert », le malaise de lire ce que je répugne à concevoir comme la violence faite à un enfant, malgré l’horreur distillée par la maîtrise d’écriture d’Arnaldur Indridason, me voilà en train de lire « La Voix ».


On y retrouve le commissaire Erlendur, ses inspecteurs Elinborg et Sigurdur Oli, sa fille Eva Lind ainsi que plusieurs fantômes bien plus insistants que d’habitude en cette période de Noël. La victime est le portier d’un hôtel de renom, autrefois enfant-star à la voix d’ange.

Comme les jours, le ciel quand il neige, les figures et les âmes, tout est sans lumière dans cette histoire, éteint. Puis il y fait froid, comme dans la chambre qu’Erlendur a louée dans l’hôtel afin de rester au contact, de voir un peu comment ça tourne un gros hôtel comme ça, afin de ne pas rentrer chez lui où l’attendent ses fantômes de pied ferme. Rien de drôle donc, un roman noir, ça ! un Indridason quoi, efficace et maîtrisé sans rien qui dépasse, surtout pas un p’tit sourire des fois qu’on se mettrait à rêver que la vie ça pourrait être un plaisir.


Une lecture agréable tout de même, faut savoir ce qu’on veut !

 

« La Voix », Arnaldur Indridason, édition originale « Röddin » 2002, version française 2007, «««««

Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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Samedi 5 septembre 2009
Bon, cet été rien de nouveau, flamboyant, captivant, électrisant ...

sauf évidemment ce dont on ne peut qu'être d'accord car moi aussi : JE VEUX TOUT, tout de suite et ici, l'anarchie et la sagesse, ton sourire et puis tes fesses



Septembre nous promet le nouvel album de Muse (le 14) dans lequel on s'aperçoit (perso je me posais sérieux la question) que le chanteur Matthew Bellamy peut chanter comme tout le monde, en descendant de son lyrisme comme on le fait d'un cheval pour aussitôt, on est rassuré, y remonter, une démo en quelque sorte ...

 

puis septembre c'est aussi le nouveau Prince (le 7), LOTUSFLOW3R, et son single Dance4me :

lire

écouter en recherchant dans la playliste (n°3)
Par lechemindeparlà - Publié dans : la musique de par là
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Mardi 1 septembre 2009

Arto Paasilinna ne semble pas bénéficier d'un consensus favorable au sein de la planète blog qui lit et le fait savoir. En général ceux qui ne l'aiment pas l'expriment haut et fort sans qu'on comprenne vraiment pourquoi et ceux qui l'aiment se révèlent encore plus brefs sur leur engouement.

Perso, j'ai peu lu de ses productions. J'avais préféré "Petits suicides entre amis" à "Prisonniers du paradis", le premier pour l'originalité et la galerie de personnages de cette "road story" en bus alors que dans le deuxième, toute prometteuse et originale que soit la mise en situation de l'histoire,  les personnages finissent par retomber dans les travers de l'humanité que nous connaissons bien et que je trouve inutile de me rappeler. De plus, le style parfois bien décousu de l'auteur qui se rattrape on ne sait pas comment m'a parfois dérouté voire lassé.

Avec "La douce empoisonneuse", le soin de l'auteur à tenir la corde malgré les tentations à s'égarer de toute part est à souligner, sans pour autant nous frustrer de son côté tout azimut.

 

Linnea, veuve de colonel, fatiguée des expéditions punitives de son neveu à l'occasion du versement mensuel de sa pension se résout à en finir. D'autant que le neveu ne manque pas de saccager sa maison et molester la pauvre vieille femme apeurée, aidé par 2 autres loustiques, toujours les même, ses potes, pas des lumières.

Mais là, c'est bon, la colonelle se rebiffe.

Réfugiée chez un de ses vieux amis, elle se plonge dans l'étude et la réalisation de poisons à usage suicidaire pense-t-elle. Les circonstances et la bêtise des 3 jeunes écervelés en décideront autrement …



Un très bon livre de plage, pour se distraire et glousser dans son coin, caustique et loufoque. Étant de celles qui attendent une réelle approbation des lecteurs avant de choisir une de ses œuvres, j'apporte ma pierre d'encouragement à celui-ci en attendant de voir comment vont tourner sur la durée les critiques pas très bonnes pour le moment concernant "Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Ramkorpi" paru cette année.


La douce empoisonneuse, Arto Paasilinna, édition originale 1988, traduction française 2001, 4.0 étoiles sur 5

Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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Samedi 29 août 2009

"Que de remous dans ce pensionnat de jeunes filles renommé qu'est Meadowbank : des professeurs y trouvent la mort dans des circonstances qui dépassent l'entendement.
Le coupable est-il un sadique, ou un membre du personnel ? Les crimes sont-ils liés à la présence d'une jeune princesse orientale ? Y a-t-il une corrélation entre eux et un certain petit paquet de grande valeur qu'on n'arrive pas à retrouver ?

Source : Club des masques"

 

"Le plus anglais des milieux anglais : Meadowbank, collège très snob qui accueille les jeunes filles du gratin londonien, de la gentry du Commonwealth et de la crème des Émirats.
  Dans cet univers si distingué, clochent quelques menus détails. À commencer par l'arrivée d'un jardinier beaucoup trop jeune et d'une tournure bien trop élégante. Ce qui est encore plus choquant, c'est l'assassinat du professeur d'éducation physique.

  Comme il a beaucoup été question d'un petit sac de pierres précieuses, que l'une des pensionnaires est une princesse orientale, que Scotland Yard et l'Intelligence Service s'intéressent à Meadowbank, on peut se demander si les pierres n'ont pas pris le chemin du collège. Alors, alors... il n'y a que Poirot qui puisse percer tant de mystères.


Source : livre de poche"

 

Un classique du genre donc, un incontournable, blindé des stéréotypes fondateurs du snobisme anglais dans lesquels nage tel un baleineau à moustache l'irrésistible (mon idole) Poirot.

Le fait que dans cette histoire il n'intervienne qu'en troisième partie du livre accroit l'intérêt envers les personnages et tend à laisser la situation hors de contrôle même si Miss Bulstrode, la directrice du collège plus que select, semble ne jamais se dépourvoir de son sang froid. Une construction originale et intéressante pour cette histoire qui se révèle très prenante et d'envergure.

Il est à noter que dans la saison 11 de la série tv des "hercule poirot" les scénaristes le font intervenir dès le début pour des raisons évidentes d'appâtage de client (?), enfin je pense. La qualité de l'interprétation des acteurs et de la réalisation sauvent cet épisode qui sur le papier était tout de même plus prometteur.

4.0 étoiles sur 5, publication originale "Cat among the pigeons", 1959.


Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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Vendredi 7 août 2009

" À quinze ans, Michaël fait la connaissance d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois il la rejoint chez elle tous les jours et lui fait la lecture à haute voix. Cette Hanna, mystérieuse, disparaît du jour au lendemain.

Sept ans plus tard, Michaël assiste au procès de cinq criminelles parmi lesquelles il reconnaît Hanna. Elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée.

Il la revoit une fois, des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres?". "


… cette énigmatique quatrième de couverture, la photo de Ralph Fiennes en prime, j'embarque le bouquin sur la plage bien loin de penser ce que j'allais y trouver. Je ne cherchais rien de spécial d'ailleurs, juste une bonne histoire qui engloutirait dans l'ombre mes voisins plagistes pour un certain temps. Ce fût chose faite !


Comment imaginer, hormis l'histoire d'amour annoncé, se retrouver dans les méandres d'une Allemagne prise dans les affres d'une histoire peu glorieuse, de la honte, la culpabilité, de la justice, plusieurs années après la guerre quand la nouvelle génération fustige celle de la guerre. Le malaise allemand est palpable.


"En même temps, je me demande, et je commençais déjà à me demander à l'époque ce que devait, ce que doit faire en vérité ma génération, celle de gens vivants à une époque ultérieure, des informations sur les atrocités de l'extermination des Juifs. Nous ne devons pas nous imaginer comprendre ce qui est inconcevable ; nous n'avons pas le droit de comparer ce qui échappe à toute comparaison ; nous n'avons pas le droit de questionner, car celui qui le fait, même s'il ne met pas les atrocités en doute, en fait néanmoins un objet de communication, au lieu de les prendre comme une chose devant laquelle on ne peut que s'imposer le silence de l'horreur, de la honte et de la culpabilité ? À quelle fin et jusqu'à quel terme ? Non que le zèle qui m'avait poussé à participer à ce séminaire, pour affronter et élucider le passé, se soit tout simplement perdu au cours de procès. Mais enfin l'on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence de l'horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c'était tout ?"


Car Hanna affronte ses juges, accusée de ces horreurs au récit insoutenable, que les témoins, l'auditoire, tous supportent.

Michaël, alors étudiant en droit, ne rate aucun jour du procès. Au-delà du souvenir de son amour, les mystères entourant la personnalité d'Hanna dont il s'accommodait à l'époque semblent détenir la clef de sa perte.


L'auteur, par le biais d'une romance, ne manque pas de nous interpeller sur les dommages d'une histoire, particulièrement en Allemagne, qui ne s'est pas arrêtée le jour de la libération, pose des questions sur l'impossibilité à l'assimiler et continue de meurtrir des générations qui n'en ont pourtant pas été les acteurs.


"Le liseur", Bernhard Schlink, Gallimard 1996, folio 1999, 4/5

           


Le film "The Reader" de Stephen Daldry avec Kate Winslet et Ralph Fiennes est sortie le 15 juillet 2009 (pas vu).

               
Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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Jeudi 6 août 2009

Enchanté l'été dernier par la lecture de "Ouest" (http://lectaritude.over-blog.com/article-21291559.html) j'ai réitéré cette année avec celle de "Groom" même si entre temps "L'incendie du Chiado" m'est tombé des mains, trop lourd, bizarre. Pourtant c'est bien le bizarre qui accroche dans les romans de François Vallejo, le décalage de ses personnages.

Dans "Groom", la bizarrerie se situerait plus au niveau de la situation de départ, l'annonce à Véra par les surveillants du centre Pompidou d'un grave malaise survenu chez son mari, il en serait même mort, … puis ressuscité. L'occasion pour l'auteur de nous faire partager son idée sur les musées, l'art moderne, leur surveillance et les visiteurs :

 

"Les agents de surveillance, dans ce musée, seraient eux-mêmes invisibles s'ils n'allaient par paires, un discret rectangle Centre Pompidou épinglé sur la poitrine, plus ou moins masqué par un gilet ou un revers ;  pas de ces uniformes rassurants qui faisaient des musées, autrefois et dans quelques endroits encore, des prisons artistiques. Ici, le gardien a presque l'allure d'un visiteur comme les autres, nonchalant et bavard."

 

"Dans un musée, vie et mort ne se distinguent pas si facilement : artistes morts, œuvres vives, ou l'inverse. Les œuvres d'art semblent classées, des conservateurs y veillent, c'est pourtant la confusion complète : qui est vivant, qui est mort, qui est ressuscité ? Des foules de visiteurs se promènent jour après jour, nonchalantes et bavardes comme des agents de surveillance, pour contempler des valeurs établies, en réalité les plus instables des valeurs."

 

"Le caractère scandaleux de l'Art moderne est éventé depuis longtemps. Il est toutefois possible de se rendre au musée sans intention de le visiter. Admirer des œuvres d'art, c'est peut-être la dernière motivation des visiteurs des musées ? Une visite, c'est une distraction reconnue, comme le vélo ? Ou alors, on vient chercher le calme, comme on irait en forêt, mais en ville ? La pénombre, comme dans une église, mais profane ? La discrétion ? On y organise des rendez-vous, des rendez-vous secrets évidemment ?"

 

Antoine, un malaise, mort puis ressuscité, est pourtant rentré à la maison ce soir là. Véra n'a rien osé lui demander.

 

De questionnements en interrogations l'écheveau du mystère prend du mou faisant place aux destins cabossés, souvent solitaires, de personnages fouillés, pour certains burlesques, dont la volonté à se tricoter une place honorable sinon ordinaire avec une vie pourtant mal engagée semble devoir être un pis-aller au bonheur.

 

Le style nous garde du mélodrame et des trémolos, le ton souvent ironique préserve une lecture agréable. Un très bon roman donc qui m'a réconcilié avec l'auteur (après "L'incendie au Chiado") dont il me reste à découvrir "Le Voyage des grands hommes" malheureusement pas encore en poche.

"Groom", François Vallejo, Viviane Hamy septembre 2003, Point avril 2009,
3/5

Par lechemindeparlà - Publié dans : les livres de par là
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