Publié le 28 Février 2009

... hein ?

Vacances obligent je crains que mon "blogrank" morde la poussière, une semaine sans publication c'est un coup à le réduire à un seul chiffre !
Mais le pire n'est pas là et pour que les chemins ne soient pas désertés ou envahis (au moins!) par des âmes désoeuvrées voici un lien qu'il faut fréquenter avec mo-dé-ra-tion.
J'en vois certains (quelques milliers ?, 2 ?) ricaner ; de mon côté j'en glousse d'avance étant une victime non avouée, du moins au début car ensuite et bien avec de la pratique ..., de ce petit jeu mettant à mal quelques certitudes :

Music Quiz

on a dit MO-DE-RA-TION !

on peut même jouer avec ses potes, si !

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #sous le sabot d'un cheval

Repost 0

Publié le 25 Février 2009

Les chemins du web c'est la jungle !
Pas dans le sens bêtes sauvages non, quoique ..., dans le sens chemin encombré, à peine visible, difficile à suivre, caché, où la machette est l'outil indispensable pour peu qu'on est deviné les prémisses d'un sentier parmi la multitude inconnue sans promesse d'échapper à un cul de sac. Alors on connaît bien les directions, le Nord, Nord-Ouest, Sud, et je les passe, ou encore les étoiles pour se diriger la nuit mais ça ne suffit pas, on tourne vite fait en rond. Et, pour arriver à quelques trésors, le mieux c'est de passer par des forums (encore faut-il dénicher les bons), entrer dans des blogs (là aussi c'est la croix de la bannière) ou déployer ses esgourdes car le web le web le web tout le monde en parle !
Le raccourci miraculeux, celui qui vous épargne jusqu'à l'avenue bordée d'arbres ou même le boulevard à quatre voies, ce sont les potes qui le prennent par la voie express de la boîte mail.
Ça vous égaille une journée, surtout le lundi qui n'est pas mon ami (; )), de cliquer la pièce jointe et de débouler dans l'univers graphique, musicale et amusant d'individus(es) au talent accrocheur qui auront su ne serait-ce qu'extirper un sourire ou scotcher l'attention. Des trésors qu'à son tour on se doit de cheminer à nos autres, d'étendre la diffusion.


Tout ça pour présentez une de ces petites curiosité venu d'ailleurs, d'on ne sait quel cerveau gigoteur, que j'ai reçu un lundi sur ma boîte mail :




après petit débroussaillage autour il y a aussi :

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #sous le sabot d'un cheval

Repost 0

Publié le 24 Février 2009

Voici les livres de la rentrée de janvier 2009, enfin l'infime partie venue jusqu'à moi réveiller quelques transmissions synaptiques, qui pourrait bien venir faire un tour par ici visiter ma PAL, ma table de chevet, mon canapé, voire la voiture côté passager et pour finir dans ma bibliothèque après s'être faite tripoter du début à la fin par mes mimines dans le meilleur des cas. Le problème est que je surveille de près le poids de ma PAL, il est hors de question de se laisser déborder par les non-lus, les j'ai-plus-envie et recourir à un régime par le feu (ben nan).

Pour le moment, tout est sous contrôle, son indice est de 20 depuis un certain temps (suis trop fier de moi!) mais voilà au lieu de se contenter d'une rentrée littéraire par an, non, les gâteaux font leur défilé en septembre, en janvier-février et en juin, sans compter les sucreries de fin d'année avec l'avalanche annuel de prix (consommation = PALosion c'est bien connu), des stars du podium!

 

 Commençons donc par le plaisir des yeux et l'étalage de la pâtisserie :

 

"Roman en neuf tableaux traduit de l'allemand par Juliette Aubert

Partant de sa propre expérience, Daniel Kehlmann ironise dans son nouveau roman sur la course au succès et à la gloire. Alternant moments hilarants et situations plus graves, ce roman dense et jubilatoire met en scène une multitude de personnages pris dans les filets de la renommée.

La pression a été forte : qu'allait-il pouvoir écrire après Les Arpenteurs du monde, vendu à plus d'un million d'exemplaires en langue allemande et traduit dans plus de 40 pays ! Pour son cinquième roman, Daniel Kehlmann a choisi de mettre en scène la course à la gloire dans une sorte de mosaïque joyeuse. Point de narcissisme, ni d'autofiction, mais une pirouette réussie : il continue de nous étonner.
Un homme acquiert un nouveau téléphone portable et reçoit des appels destinés à un autre : il commence à jouer avec cette nouvelle identité ; une auteur de romans policiers invitée à un voyage au Kazakhstan disparaît au cours d'un circuit plein de péripéties ; un richissime auteur populaire de livres de sagesse, sorte de Paulo Coelho suicidaire, répond à la lettre d'une religieuse en reniant, dans un brutal accès de sincérité, tout ce qu'il a professé jusqu'alors ; une femme décide de mourir, et se révolte contre l'écrivain qui l'a inventée ; un informaticien obèse insulte des « people » à travers des blogs sur internet, et rêve de devenir le personnage d'un roman ; l'acteur célèbre de la première histoire cherche enfin l'anonymat, et se retrouve chassé de son appartement par son double...
En tissant des liens entre tous les tableaux, Daniel Kehlmann crée un roman d'une étonnante et espiègle complexité. Son ttalent et son esprit iconoclaste éclatent à nouveau dans ce livre. Il lui permettra en outre de gagner encore davantage de lecteurs au sein de sa propre génération. Et, qui plus est, on rit beaucoup !

L'auteur : Jeune prodige de la littérature allemande, Daniel Kehlmann a battu tous les records avec son précédent roman, Les Arpenteurs du monde (Actes Sud 2007), vendu à plus d'un million d'exemplaires et traduit dans une quarantaine de pays. Lauréat d'une dizaine de prix littéraires, il a reçu, en 2006, le prestigieux prix Kleist, et en 2007, le prix WELT. En France, Les Arpenteurs du monde a été couronné par le Prix des Dirigeants (2007) et acclamé par la presse. Auteur de huit livres, dont le roman Moi et Kaminski (Actes Sud 2004), Daniel Kehlmann publie Gloire en Allemagne en janvier 2009. "



"Agrégé de lettres modernes démissionnaire, donc chômeur, Victor est par miracle embauché comme assistant au rayon livres de l'Hypermarché. Progressivement  sensibilisé aux techniques de vente, aux offres promotionnelles, aux têtes de gondole et autres prodiges du marketing, l'employé modèle connaît, l'espace d'une rentrée littéraire, une ascension fulgurante. Mais sa charge de travail exponentielle et son maigre salaire le poussent à camper et à vivre 24 heures sur 24 dans le périmètre clos et géométrique des linéaires. Au fur et à mesure que Victor sombre corps et âme dans l'horreur salariale, un charmant grain de sable vient dérégler la routine et la progression du chef de rayon ambitieux qu'il est devenu. Une voleuse malicieuse, qui s'introduit de nuit dans l'Hypermarché, va peu à peu l'ensorceler et lui ouvrir les yeux. Dans la forteresse de la consommation, le danger guette. Entre l'arrivée de mercenaires à la recherche de l'intrépide voleuse, les sentiments contradictoires de Victor - partagé entre l'amour et un poste de direction - et les pensionnaires de l'Art Academy prisonniers de la grande surface, un mélange explosif se prépare et pourrait menacer jusqu'à l'avenir du capitalisme."



 

"En 1909, la notoriété de Freud est déjà immense. Il ne lui reste qu'à conquérir  l'Amérique. Mais à New York l'attend le plus grand défi de sa carrière : déchiffrer l'âme d'un mystérieux tueur en série et réussir là où la police a échoué. Un formidable thriller où folie meurtrière et folles architectures s'entremêlent dans les méandres du cerveau démoniaque d'un assassin mégalomane.

« Manhattan Freud est un petit chef-d'œuvre. Chaque phrase a la saveur délicate d'une tasse de thé, comme chaque crime la morsure acide d'un coup de poignard. Bossi manie la plume comme Jack l'Eventreur le scalpel. Et il soigne son humour comme Brummel son nœud de cravate. J'adore ! » Jean-Christophe Grangé"







"Né le 25 mai 1964 à Saint-Germain en Laye. Après avoir fait des petits boulots (de rédacteur de fausses lettres " porno " à pigiste pour Voici), il devient écrivain. Il est l'auteur, entre autres, de Le Chameau sauvage (Julliard, 2001) et chez Grasset, Le Cosmonaute (2002) et Vie et mort de la jeune fille blonde (2004).

 

 

 

 

Tout avait si bien commencé : en vacances un 24 juillet, au bord de l'Adriatique (à Peschici exactement), Voltaire le père, quadragénaire glissant sur ses tongs ; Oum sa femme, dont on sait depuis plusieurs livres la passion pour le ménage et l'ordre : Géo, leur petit garçon. Ils n'ont pas d'autre motif d'inquiétude que la perte de leurs chaussures japonaises. Le soleil chauffe. Trop. Ça grésille, les pommes de pins éclatent. Puis les flammes apparaissent, les visages bronzés blanchissent d'effroi, on commence à refluer depuis le camping voisin vers la plage, au pas de course. C'est le feu. Il faut gagner la mer, se croire sain et sauf, regarder derrière soi, laisser un chien au regard aveugle, une aïeule en robe noire, le feu progresse en un tumulte d'arbres arrachés, de rafales de vent, les visages noircissent, et puis c'est la fin de l'errance, le bout de la plage, la mort inéluctable. Les familles s'agenouillent au pied d'une Vierge absurdement posée là. Un miracle peut-il encore advenir ?
C'est ici Philippe Jaenada à son meilleur : l'unité de temps et de lieu, la progression dramatique, les incises comiques sur un célibataire d'autrefois en berne dans Paris, les portraits d'humains pleutres ou bravaches. Tout ce théâtre est un prétexte à digression sur la vanité de la vie, et, en même temps, sa beauté fragile. Un roman désespéré et drôle."


Donc, je prendrais bien le premier "Gloire" et puis son précédent voir un peu quelle saveur dégage la littérature contemporaine allemande, un nouveau gâteau apparemment en vogue.

Puis le dernier "Plage de Manaccora, 16h30", le pâtissier s'était distingué également par une autre curiosité "Les brutes", va falloir en prendre plusieurs là aussi.

Les deux autres me paraissent un peu écœurants, de quoi ajouter définitivement 6 bons centimètres à une PAL qui surveille sa ligne, elle va attendre un peu la gourmande et voir lequel sera toujours gâteau d'ici quelques semaines ou alors papier recyclé.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

Repost 0

Publié le 22 Février 2009

Quand j'ai entendu "Home is where it hurts" comme ça, en voiture, vite fait, je me disais que ça me rappelait quelqu'un, une chanteuse bien connue avec une nouvelle chanson.
Une écoute plus attentive me mit sur la voie(x), mais c'est Zazie !!!
De quoi ? Un nouveau morceau et ..., et je ne serais pas au courant !!!
Impossible, suis fan à tel point que je sais avant même qu'elle les écrive les morceaux en gestation, enfin presque.
L'écoute suivante, je me mets en position comme le ferait un chien de chasse le nez au vent comme si le flair pourrait aider à l'affaire, mon attention se porte sur les propos de l'animateur tel une fusillade en règle ayant pour but la désintégration de l'objectif. Pour peu qu'il ne donne pas le nom de l'artiste et même le test ADN ne pourra le reconnaître!
"Camille"! ... qu'il dit
Camille !
Impossible, je la déteste, ses chansons, sa musique sans instrument, ses chansons, elle, j'aime pas, c'est une erreur.
A la diffusion suivante, sur une autre station, me voilà près de la radio armée de tout ce qui pourrait désintégrer à tout jamais le type dans le poste s'il ne crache pas l'interprète, "Camille" !
Camille !
Ah ben vi, ce doit être elle alors, avec la même voix qui dérape quand elle (Zazie) force dans les plaintifs, le même ton quand elle (Zazie) chante dans les creux (!?).
C'est pas mal, finalement, c'est comme Zazie, ça dépend et comme ça dépend ça dépasse ...



Home is where it hurts, Camille, Music Hole, avril 2008

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #la musique de par là

Repost 0

Publié le 21 Février 2009

Ça devient une manie!

 

J'ai pour habitude de laisser tomber, passer à un autre, maudire, un livre qui profite de ma mansuétude et occupe une place précieuse dans mes rayonnages IKEA si le blanc ne monte pas en neige avant les 100 premières pages.

Faut pas pousser le bouchon trop loin non plus, hein ... Maurice!

 

Mais quelques digressions plus tard, dont une de taille (ici), une évidence s'impose :

  • - va falloir trouver un autre moyen sélectif
  • - revoir ma copie sur les laissés pour compte, peut-être bien

 

"Paris-Brest" de Tanguy Viel a bien failli subir le mauvais sort. 100 pages sur 190, il n'était pas déraisonnable de penser quand est ce que ça démarre, qu'il y a de l'abus.

 

 A la page 101, ça démarre !

 

Le narrateur est brestois, il s'appelle Louis.

Il est parti pour Paris il y a 3 ans. Là, il revient, passer Noël, son roman sous le bras, son roman sur sa famille. C'est quelque chose sa famille. Quelques années avant qu'il parte, sa grand-mère a hérité, comme tombé du ciel, de 18 millions de francs, ses parents eux un passif de 14, de quoi les exiler à Palavas les Flots et calmer la honte.

Lui est resté à Brest, mandaté implicitement par sa mère pour surveiller sa grand-mère, son argent. L'argent! Le nerf de la guerre, enfin celle de sa mère qui n'a aspiré jusqu'à son exil qu'à tenir un rang et tout sacrifier au paraître. Dans ces conditions, aucune chance que le fils Kermeur n'ait grâce à ses yeux. Celui-là s'est choisi Louis comme ami, lui ne résiste pas, il n'y tiens pas mais ne résiste pas, tout comme il se soumet aux manipulations de sa mère même s'il n'en a pas envi. Il est comme ça lui, il n'est pas d'accord mais se laisse faire comme s'il était sûr que quelque chose, bientôt, pourra le libérer, le faire fuir. Finalement, au bout d'un temps qui paraît long à lui et à nous, l'évènement se produit et il part. A Paris il écrit son roman familial même si "les histoires de famille, ça n'intéresse personne", 175 pages que maintenant il ramène avec lui à Brest, dans sa valise, dans sa famille, pour 10 jours.

 

Tanguy Viel fait ici une critique sociale de la bourgeoisie d'une ville de province au travers d'une famille de Brest, telle qu'aime à les filmer Claude Chabrol, joue aux poupées russes avec un roman familial dans son roman familial.

Son style répétitif et heurté souligne la jeunesse du narrateur que l'on situe dans l'adolescence, son écriture sensible et juste c'est elle qui m'a gardé du raisonnable.

 

Allez Maurice, fait pas la gueule va !

 

"Tout le monde devrait faire le point sur son histoire familiale, ai-je pensé, particulièrement un 20 décembre, c'est-à-dire un jour où il est important d'être soutenu dans l'épreuve d'aller passer Noël en famille, y compris les gens qui se disent heureux d'y aller, tandis qu'au fond d'eux-mêmes, comme tout le monde ils rêvent d'écrire un roman sur leur propre famille, un roman qui en finit avec ça, les veilles de Noël et les parenthèses mal fermées."

"PARIS-BREST", Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, janvier 2009  «««««

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

Repost 0

Publié le 19 Février 2009


- on dirait le nom d'un héro maritime de lecture enfantine ?
- ben non !
- le nom du nouveau méchant dans James Bond ?
- pfff, même pas.
- le copain de Sophie Bras d'acier ?
- qui ?
- ben, ch'sais pas.
- ben, regarde :


- ... rigolo !
- drôle, tu veux dire.
- voui
- Ah, tu vois !

La crevette d'acier, "Je rénove", crevettedacier.com

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #la musique de par là

Repost 0

Publié le 18 Février 2009

Nos médecins, autrefois (jusqu'en 2003), passaient l'internat, maintenant ils passent l'ECN     (examen classant national) (en savoir plus, ici). Sa correction, pour un examen récent, semble d'un autre âge et l'un des participants, Gilles Pialoux, un ponte en infectiologie et à la prose cocasse, a été désigné pour y participer l'année dernière. L'organisation aussi bien que les épreuves à corriger ont suscité chez lui et plusieurs de ses collègues d'aventure cet article où à "la partie de plaisir" s'immisce le désarroi :

 

"Tout lecteur est un patient qui s'ignore. Tout patient qui s'ignore est susceptible d'être soigné un jour par un médecin issu de l'examen classant national (ECN), l'internat ‹‹ pour tous ››, censé classer tous les futurs internes sur une seule épreuve nationale. Classement qui, à défaut d'imposer un choix, ouvre - ou n'ouvre pas - des perspectives d'exercice et de carrière.

C'est donc les mains moites que, PU (professeur universitaire) tirés au (mauvais) sort, nous nous sommes retrouvés, venus de partout pour arriver nulle part, dans un hôtel d'un autre monde, échoués entre Rungis et Orly. En mission ‹‹ nationale ››.

            Ceux qui nous avaient précédés nous avaient prévenus. Mais la réalité a dépassé la fiction comme les récits. Une organisation ‹‹ paramilitaire ›› qui va du ‹‹ non conseillé de dormir chez soi ››, au ‹‹ pas-de-mouvement-sans-déposer-les-copies-à-la-consigne ››, en passant par le transport des copies signées par la Brinks ...

Ce n'est que le cinquième jour que certains d'entre nous  - plutôt les non fumeurs - ont constaté qu'il faisait jour dehors .../..."

 

Voilà, c'est dit!

Au  cortex estudiantin en ébullition il y a plusieurs semaines et encore fiévreux se manifeste une exophtalmie inhérente des  correcteurs :

           

" Il est simplement question ici d'un ressenti de huit correcteurs après 17 à 19 heures de labeur par jour, cinq jours durant comme un miroir tendu à notre fonction de correcteur et à celle d'enseignant. Du cas clinique corrigé, le n°6, nous préciserons simplement, que pour la ‹‹ facilité ›› (?) d'interprétation, il s'agissait d'un cas d'infection urinaire haute chez un nourrisson de cinq mois et que le(s) rédacteur(s) (faisant en cela preuve d'une intense imagination) avait pris soin de confier à la mère une fonction particulière, celle de manipulatrice en médecine nucléaire (certes en congé parental) et choisi comme facteur de risque de cette infection urinaire haute un phimosis (étroitesse du prépuce, repli de peau recouvrant le gland, empêchant de découvrir ce dernier, anomalie courante chez l'enfant)".../...

 

Une infection urinaire haute, pour ce que j'en sais, est une infection qui touche les reins ; le phimosis chez l'enfant, une anomalie bénigne et non rare.

 

".../...D'où un florilège assez concentré sur ces deux thèmes.

            Revue de détails, forcément partielle et partiale.

.../...

Bien sûr, le phimosis est arrivé largement en premier de ce bref florilège : il se doit d'être‹‹ respecté ››, alors que pour d'autres il faut prévoir rapidement ‹‹ une consultation orthopédique, chirurgicale et anesthésique après accord parental ››

.../...

En ce qui concerne le leitmotiv de ‹‹ rassurer la mère ››, d'autres ont élargi le débat  puisqu'il fallait aussi ‹‹ rassurer le patient ›› (de 5 mois) et les parents auxquels on proposait, de fait, ‹‹ un soutien psychologique ›› dans la prise en charge de ce phimosis. Là où d'autres proposaient comme gage d'une réussite thérapeutique ‹‹ une présence parentale compétente ››.

.../...

... ‹‹ rassurer la mère ›› ce qui ‹‹ permet [entre autres] d'acquérir une immunité ›› ...

.../...

            Enfin on notera quelques informations importantes relatives à la petite enfance. L'enfant de cinq mois sus-cité se voit imposer le ‹‹ repos au lit ›› mais il ‹‹ lui était proposé des boissons fraîches à volonté ›› ou ‹‹ du thé non sucré à la demande ›› bien que l'on ait ‹‹ rarement la possibilité de faire pisser un enfant sur la bandelette ›› .../... Cet enfant de cinq mois peut aussi, à la vue des ces corrections, bénéficier ‹‹ d'une éviction scolaire ››, voire ‹‹  d'un arrêt de travail  ››, quand ce n'est pas la ‹‹ mise à l'écart de la fratrie ››.

.../...

            Si le lecteur peut sourire de ce florilège, le rire sarcastique des correcteurs témoigne plus de leur désarroi et de leur questionnement sur leur rôle d'enseignant. Ne peut-on pas faire autrement ? Les autres pays organisent-ils ce type de sélection ?

 .../...

Il serait bon de s'interroger sur les conséquences à long terme de ce formatage de la pensée - et de l'exercice - de nos futurs confrères/collègues."


Ça me fait doucement glousser comme toutes les coquilles de ce genre, et pour ceux qui veulent lire l'article en entier cliquer  

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #sous le sabot d'un cheval

Repost 0

Publié le 16 Février 2009

 

 
L'air trotte plus loin que la balade par delà les chemins :




  "sister", Pays sauvage, Emily Loizeau, février 2009

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #la musique de par là

Repost 0

Publié le 15 Février 2009

La vieille tante de Gill, Rosamond, est morte. Assise sur une chaise, près d'un magnétophone, le micro à la main, en écoutant un vinyle. Il y a les cassettes enregistrées destinées à Imogen, une inconnue que Gil ne retrouve pas. Entourée de ses filles, elle les écoute. Les enregistrements c'est parce qu'Imogen est aveugle. Le récit de la vieille dame s'organise autour de 20 photos, chacune corresponde à un moment de sa vie qu'elle tente de décrire et de resituer dans le contexte, le temps, la mémoire  familiale. 20 témoignages qui mis bout à bout racontent l'histoire de la vieille dame sur 3 générations parmi les femmes, les blessures, les chagrins. Une trame romanesque à laquelle Imogen n'est pas étrangère.

 

Après "Testament à l'anglaise", "La maison du sommeil" et "Bienvenue au club", "La pluie, avant qu'elle tombe" sonne comme un renouveau, un tournant, un "tout autre chose" dans les productions de l'auteur. C'est bien simple, on cherche encore Charlie!

 

Pas d'humour grinçant à la "british", pas de satire de la société anglaise, juste une vieille dame qui se raconte à partir de 20 clichés minutieusement choisis.

 

Plaisant au début, on sent poindre un truc pas joli joli.

Rosamond tend à l'énervement se racontant pleine de bons sentiments, de bonnes intentions, il serait de bon ton qu'elle intervienne mais non.

Puis elle a des jugements à l'emporte pièce sans complaisance et apparemment sans fondement, bref son attitude est agaçante.

 

La chronologie se base sur celle des photos autour desquelles se développe la narration et repose l'originalité du livre.

L'histoire, elle, a pour but de transmettre la mémoire familiale, pas tant pour se souvenir que pour connaitre le terreau sur lequel se construisent les générations futures.

 

Une lecture agréable et rapide qui va sous peu et sans doute se dissoudre dans les limbes de l'oubli …

 

" Elle venait de repérer, à l'autre bout du parking, quelqu'un à qui elle devait absolument parler: Philippa May, le médecin de sa tante, avec qui elle était restée en contact téléphonique toutes ces dernières semaines. C'était le Dr. May qui avait diagnostiqué les troubles cardiaques de Rosamond ; c'était elle qui avait tenté de la convaincre (sans succès) de subir un pontage ; c'était elle qui lui rendait visite tous les trois ou quatre jours, de plus en plus inquiète des risques d'aggravation soudaine ;  c'était elle enfin qui, dimanche matin, en arrivant à la maison, avait trouvé la portes de la cuisine déverrouillée, et le corps de Rosamond gisant dans le fauteuil où, apparemment, elle était décédée au moins douze heures plus tôt.

‹‹ Philippa ! ›› cria Gill en se précipitant vers elle.

Le Dr. May, qui allait monter dans sa voiture, se redressa, se retourna. C'était une petite femme efficace, aux cheveux gris en désordre ; son regard bleu et chaleureux inspirait confiance, derrière ses lunettes métalliques à l'ancienne.

‹‹ Oh, bonjour Gill. Quelle tristesse. Je suis tellement navrée.

-          Vous ne pouvez vraiment pas rester un peur?

-          J'aurais bien aimé, mais …

-          Je comprends. En tout cas, je voulais juste vous dire merci, pour tout ce que vous avez fait. Elle avait de la chance de vous avoir, comme amie et comme médecin.››

Le Dr. May eut un sourire dubitatif, comme si elle n'avait pas l'habitude des compliments. ‹‹ Je crains que vous n'ayez fort à faire, dit-elle. Cette maison était un capharnaüm.

-          Je m'en doute. Je n'y suis pas encore allée. Je retarde le moment.

-          J'ai essayé de tout laisser en l'état. Il y a juste une ou deux choses que je me suis permis de faire. Éteindre l'électrophone, par exemple.

-          L'électrophone ?

-          Oui. Apparemment, elle écoutait de la musique quand … C'est assez réconfortant, à mon sens. Le disque tournait encore sur la platine lorsque je suis arrivée. Le diamant était bloqué dans le sillon en bout de face.›› Elle se perdit un instant dans ses pensées ; et même si elles avaient quelque chose de morbide, elle faillit laisser échapper un sourire. ‹‹En fait, je me suis même demandé, au début, si elle ne chantait pas sur la musique, quand j'ai vu le micro dans sa main.››.
Gill la dévisagea. C'était la chose la plus ahurissante qu'elle ait entendue de toute la semaine. Une vision de Tante Rosamond égayant son agonie d'une séance de karaoké improvisé lui traversa l'esprit."


" La pluie, avant qu'elle tombe", Jonathan Coe, Roman Anglo-Saxon, Gallimard, janvier 2009, «««««  




Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

Repost 0

Publié le 14 Février 2009

une  petite danse un samedi soir avant les sloves de la St Valentin :
"c'est beau la bourgeoise", Kylian Mash & Laurent Konrad  
         

Voir les commentaires

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #la musique de par là

Repost 0