Best Love Rosie

Publié le 15 Avril 2009

Après des livres et des livres sur la quarantaine, ses démons et ses questionnements, voilà poindre ceux sur la cinquantaine où il n'est plus question de refaire sa vie la société ne nous accordant plus que 10 ans, même si la biologie, plus généreuse elle, nous ménage un espace probable de vie large, mais d'établir un bilan, un vrai, allégé d'anciennes idées noires, imprégné d'un semblant de sagesse légitimée par les années d'expérience.

 

Rosie a le mérite d'avoir la cinquantaine pourtant bien entamée joyeuse et épanouie. Elle revient s'installer à Kilbride, quartier populaire de Dublin, où sa tante Min qui l'a élevé ne se lève et ne s'habille plus que pour aller boire au pub. Elle retrouve ses amies de toujours désespérément célibataires fidèles au poste et renoue via internet avec Markey, installé à New-York depuis qu'il est parti, on pourrait dire enfui quelques 20, 30 ans plus tôt. Un projet d'écriture les rapproche, Rosie s'envole direction les States où une Min déterminée et aventureuse la rejoint.

Rien à faire, Min ne reviendra pas avec sa nièce à Kilbride, à 75 ans, elle entend vivre sa vie.

Déconcertée, Rosie est amenée à découvrir la maison où Min et sa mère vécurent leur enfance. S'élabore alors pour elle un cheminement sur ses souvenirs et son vécu, sur sa tante et ses mystères.


 

Dire que cette lecture m'a émue, attendrie, ne serait-ce que touchée, pas vraiment. Pourtant impossible de laisser l'affaire.

Peut-être pour l'Irlande, ce coin perdu du bout du monde pour lequel Rosie tombe en pâmoison.

Pour cette énergie à ne pas se résigner malgré les échecs, les déceptions, les effets irréversibles de la gravité.


C'est tout de même plein de bons sentiments, trop, la bouée de l'espoir un peu trop rouge avec cette tante qui, à son âge (la vie commencerait donc à plus de 70 ans!), brave autorités et interdits pour vivre son rêve.


Soyons rassurés tout fini pour le mieux dans un monde où la cinquantaine aide à s'accommoder de ses exigences, à faire avec, quand quelques années plus tôt on croyait encore pouvoir le changer.

 

"Elle, ça ne l'ennuie pas de ne pas me comprendre. Au fond, très peu de gens sur cette Terre cherchent à comprendre les autres. L'analyse est une maladie propre aux classes éduquées du monde occidentale."


"Best Love Rosie", Nuala O'FAOLIN, Roman, Irlande, Éditions Sabine WESPIESER, août 2008,  «««««

 

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

Repost 0
Commenter cet article

nannette 16/04/2009 10:02

Mais tu ne lis pas tu devore!!! Moiqui suis une fieffée téléphage je suis admirative... mais bon tu sais je pars où se gaver de télé n'est pas forcement bien vu (retour aux sources, decroissance...) du coup je vais m'armer d'un calepin et noter tes coups de coeur littéraires, histoire de rentrer moins bête et plus lettrée cet automnebises