Publié le 27 Septembre 2009

 


Voilà plusieurs semaines que j’ai fini de lire « Le canapé rouge » et, en le lisant, c’est vrai, je me suis laissée bercer par la petite musique dont parle Jorge Semprun en quatrième. Maintenant que je l’ai lu, puis d’autres ensuite, je me rends bien compte que la petite musique ne devient pas ritournelle et que, comme beaucoup d’autres hélas, ce livre ne présente aucun intérêt.


On y devine beaucoup de sensibilité pourtant là, en dessous du récit qui reste farouchement superficiel et sans consistance, décevant.


La narratrice divise son récit entre son voyage en train à travers la Russie jusqu’à Irkoutsk pour retrouver un ami perdu et le canapé rouge d’une voisine à l’étage en dessous à qui elle fait la lecture et échange des souvenirs. Plus d’ami à l’arrivée, plus personne sur le canapé rouge au retour, voilà c’est fini, comme dirait le génie d’entre toutes les lampes « circulez, y’a rien à voir ».

"Le canapé rouge", Michèle Lesbre, Sabine Wespieser 2007, Folio 2009, Prix Pierre-Mac-Orlan 2007, «««««

 



 

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Rédigé par lechemindeparlà

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Publié le 13 Septembre 2009

 
Avant de me jeter sur « Ce que je connais de Vera Candida » de Véronique Ovaldé en cette rentrée littéraire 2009 dont je ne connais rien et dont l’extrait lu dans le magazine Lire de cet été remplit comme il se doit d’agréables perspectives de lecture, mon dévolu s’est tout d’abord contenté de « Et mon cœur transparent », lauréat tout de même du prix France Culture-Télérama 2008.

Lancelot, personnage surréaliste que l’on peut plus ordinairement dire « à l’aise à côté de ses pompes », vient de perdre son épouse adorée dans des circonstances suspectes. Ses doutes vont l’amener malgré une force d’inertie bien buildé chez lui à mener une pseudo enquête, du moins à tirer le fil qui pourra, on ne sait vraiment pas, c’est pas sûr, le conduire au fin mot de l’histoire. De voisin en faux père, Lancelot se demande maintenant qui était Irina, quels mystères pouvait-elle bien lui cacher.

 

« Il réalise qu’elle lui sourit et que ce sourire plane trop longtemps sur son visage, elle le trouve déduisant, Lancelot n’en revient pas, il n’en est jamais revenu, il a depuis toujours eu tellement de mal à se percevoir comme un homme séduisant, Irina lui disait, Tu es bel homme, tu le sais n’est-ce pas ? et elle semblait toujours se demander s’il niait ses attraits par coquetterie ou par méconnaissance de ses propres pouvoir et charme. Elle le scrutait d’un œil soupçonneux et avec une ride au front qui signifiait « Ne me raconte pas d’histoires ». »

 

Finalement, et après avoir été séduite tout d’abord par l’originalité de l’ambiance et du personnage de Lancelot, je me suis vite lassée du décalage proposé, une fois l’histoire, les protagonistes et une certaine fantaisie installés l’inertie prend le relais, les interrogations de Lancelot envahissent l’espace, le road movie ne roule pas. Une déception donc pour un livre très bien écrit par ailleurs et dont l’étrangeté aurait pu faire mouche mais qui s’embourbe sans plus décoller.

 

« Et mon cœur transparent », Véronique Ovaldé, Editions de l’Olivier 2008, J’ai lu  2009, «««««

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Rédigé par lechemindeparlà

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Publié le 7 Septembre 2009


La narration se fait à la première personne, autant dire avec « Je » puisqu’on ne connaîtra pas son prénom.


« Je » est une femme, elle vient d’avoir 40 ans, elle vient de se faire plaquer par Trevor et pour maintenir la tête hors de l’eau elle décide de quitter Paris, choisit Venise en hiver quand l’eau monte.

Mais « Je » s’en fout, s’en fout de tout là tout de suite. De telle sorte que ses phrases sont minimes, succinctes, sujet-verbe-complément, pas toujours, pis si on n’est pas content …


N’empêche que « Je » n’en est pas réduite à l’indifférence. Installée dans la pension de Luigi, les quelques pensionnaires nourrissent son intérêt quand ses promenades dans les dédales de ruelles, ponts, traverses de Venise ouvrent son appétit. Sa rencontre avec « Vous », Manzoni, lui on arrive à connaître son nom, finit par lui redonner des couleurs même si elles ne sont plus celles que pouvaient arborer les joues de ses 20 ans, même si l’eau est passé sous les ponts, mais tout de même des couleurs.


J’avais lu précédemment « Les déferlantes », j’avais beaucoup aimé, envieuse à la fin des embruns et du paysage breton. Avec « Seule Venise », Claudie Gallay nous rappelle comme cette ville est merveilleuse, avec ses ruelles où il fait bon se perdre même en hiver, comme on aimerait bien y retourner.

 

On dirait que l’auteur fonctionne aux lieux, en choisit un et s’installe, étoffe une histoire qui sera proche de nous, émouvante, féminine. Elle y réussit très bien, son écriture semble s’amuser et proposer un rythme qui enrobe l’histoire un peu triste d’une flamme très vivace.


Un très joli moment de lecture, trop rapide.

 

"Seule Venise", Claudie Gallay, Editions du Rouergue 2004, «««««

 

 

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Rédigé par lechemindeparlà

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Publié le 6 Septembre 2009

 

Après la lecture effroyable de « La femme en vert », le malaise de lire ce que je répugne à concevoir comme la violence faite à un enfant, malgré l’horreur distillée par la maîtrise d’écriture d’Arnaldur Indridason, me voilà en train de lire « La Voix ».


On y retrouve le commissaire Erlendur, ses inspecteurs Elinborg et Sigurdur Oli, sa fille Eva Lind ainsi que plusieurs fantômes bien plus insistants que d’habitude en cette période de Noël. La victime est le portier d’un hôtel de renom, autrefois enfant-star à la voix d’ange.

Comme les jours, le ciel quand il neige, les figures et les âmes, tout est sans lumière dans cette histoire, éteint. Puis il y fait froid, comme dans la chambre qu’Erlendur a louée dans l’hôtel afin de rester au contact, de voir un peu comment ça tourne un gros hôtel comme ça, afin de ne pas rentrer chez lui où l’attendent ses fantômes de pied ferme. Rien de drôle donc, un roman noir, ça ! un Indridason quoi, efficace et maîtrisé sans rien qui dépasse, surtout pas un p’tit sourire des fois qu’on se mettrait à rêver que la vie ça pourrait être un plaisir.


Une lecture agréable tout de même, faut savoir ce qu’on veut !

 

« La Voix », Arnaldur Indridason, édition originale « Röddin » 2002, version française 2007, «««««

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Rédigé par lechemindeparlà

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Publié le 5 Septembre 2009

Bon, cet été rien de nouveau, flamboyant, captivant, électrisant ...

sauf évidemment ce dont on ne peut qu'être d'accord car moi aussi : JE VEUX TOUT, tout de suite et ici, l'anarchie et la sagesse, ton sourire et puis tes fesses



Septembre nous promet le nouvel album de Muse (le 14) dans lequel on s'aperçoit (perso je me posais sérieux la question) que le chanteur Matthew Bellamy peut chanter comme tout le monde, en descendant de son lyrisme comme on le fait d'un cheval pour aussitôt, on est rassuré, y remonter, une démo en quelque sorte ...

 

puis septembre c'est aussi le nouveau Prince (le 7), LOTUSFLOW3R, et son single Dance4me :

lire

écouter en recherchant dans la playliste (n°3)

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Rédigé par lechemindeparlà

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Publié le 1 Septembre 2009

Arto Paasilinna ne semble pas bénéficier d'un consensus favorable au sein de la planète blog qui lit et le fait savoir. En général ceux qui ne l'aiment pas l'expriment haut et fort sans qu'on comprenne vraiment pourquoi et ceux qui l'aiment se révèlent encore plus brefs sur leur engouement.

Perso, j'ai peu lu de ses productions. J'avais préféré "Petits suicides entre amis" à "Prisonniers du paradis", le premier pour l'originalité et la galerie de personnages de cette "road story" en bus alors que dans le deuxième, toute prometteuse et originale que soit la mise en situation de l'histoire,  les personnages finissent par retomber dans les travers de l'humanité que nous connaissons bien et que je trouve inutile de me rappeler. De plus, le style parfois bien décousu de l'auteur qui se rattrape on ne sait pas comment m'a parfois dérouté voire lassé.

Avec "La douce empoisonneuse", le soin de l'auteur à tenir la corde malgré les tentations à s'égarer de toute part est à souligner, sans pour autant nous frustrer de son côté tout azimut.

 

Linnea, veuve de colonel, fatiguée des expéditions punitives de son neveu à l'occasion du versement mensuel de sa pension se résout à en finir. D'autant que le neveu ne manque pas de saccager sa maison et molester la pauvre vieille femme apeurée, aidé par 2 autres loustiques, toujours les même, ses potes, pas des lumières.

Mais là, c'est bon, la colonelle se rebiffe.

Réfugiée chez un de ses vieux amis, elle se plonge dans l'étude et la réalisation de poisons à usage suicidaire pense-t-elle. Les circonstances et la bêtise des 3 jeunes écervelés en décideront autrement …



Un très bon livre de plage, pour se distraire et glousser dans son coin, caustique et loufoque. Étant de celles qui attendent une réelle approbation des lecteurs avant de choisir une de ses œuvres, j'apporte ma pierre d'encouragement à celui-ci en attendant de voir comment vont tourner sur la durée les critiques pas très bonnes pour le moment concernant "Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Ramkorpi" paru cette année.


La douce empoisonneuse, Arto Paasilinna, édition originale 1988, traduction française 2001, 4.0 étoiles sur 5

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Rédigé par lechemindeparlà

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