QUAND SORT LA RECLUSE de Fred VARGAS

Publié le 12 Juin 2017

 

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Comme beaucoup d’entre nous, j’ai sauté sur le dernier Vargas même si le précédent, Temps glacières, a été une déception. Une grande déception coïncidant avec le changement d’éditeur, celui de toujours contre une plus grande maison sans en démêler les nœuds, j’ai donc beaucoup extrapolé sur la qualité du manuscrit.

 

Quand sort la recluse est tout de même meilleur, plus construit et substantiel.

Une enquête arrache Adamsberg de son rocher islandais où il était resté. Une autre s’immisce plus doucement, de côté, rasant les murs en crabe. Pas assez discret pour échapper au radar d’Adamsberg. Mais enquêter dans le dos de sa hiérarchie est une chose, devoir avancer envers et contre son acolyte et ami, le commandant Danglard, en est une autre. Malgré ce coup de froid la brigade se rallie au commissaire et va devoir chercher dans le passé les réponses aux nombreux morts jalonnant leurs investigations. En fait de crabe, c’est une araignée qui focalise l’attention, la recluse, une araignée pourtant discrète et solitaire au venin relativement bénin, loin de pouvoir provoquer la mort d’un homme, alors ? C’est toute la question qui traverse le livre.

 

Comme souvent les connexions hasardeuses et capillotractées de l’auteur font des étincelles, je tire mon chapeau à une imagination singulière. Pourtant, encore une fois, je reste sur ma faim, un appétit creusé avec les premiers romans Debout les morts, L’Homme aux cercles bleus, Pars vite et reviens tard. Mais depuis Sous les vents de Neptune (2004 !) les livres s’enchainent sans atteindre la satiété. Les intrigues, étonnamment, tiennent la route. Je lui reproche aujourd’hui son rapport aux personnages qui n’évolue pas, l’intérêt uniquement tourné sur Adamsberg, son héro, alors qu’elle nous présente de nombreux seconds personnages qui mériteraient d’être plus construits. Et son style emprunt de naïveté par touches au début pour décrire les émotions de ses personnages et qui maintenant déborde.

Ou alors, je vieillis…

 

C’est sur, il est difficile de rester au niveau quand il y a sacralisation, il faut voir ses chiffres de vente ! Ceci dit, ce roman contient tous les ingrédients pour vous accompagner sur la plage.

 

 

 

 

Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

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dasola 02/07/2017 09:48

Bonjour deparlà, c'est le troisième Vargas que je lis : j'ai aimé après L'armée furieuse (très bien) et Temps glaciaires (moyen). J'ai bien l'intention de lire les premiers d'après ce qu'une fan d'Adamsberg m'a dit. Elle a aussi a été déçue par La recluse. Bon dimanche.

deparlà 20/07/2017 09:08

coucou dasola, je suis impatiente de connaître tes impressions quand tu auras lu les premiers par rapport aux 2 derniers. Bonne lecture

Alex-Mot-à-Mots 13/06/2017 11:05

Il m'attend dans ma liseuse pour cet été, justement.

deparlà 14/06/2017 15:35

j'irai lire ce que tu en auras pensé, tiens moi au courant