Publié le 28 Mai 2010

Fureter sur la toile est long, ennuyeux, et oisif il faut bien l'avouer (à moi-même aussi)

 

enfin souvent, pas toujours,

 

et puis fructueux finalement,

 

en qualité à défaut de quantité.

 

Et aujourd'hui, je suis tombée sur le blog "pages d'écriture" dans lequel j'ai fait mon marché. Evidemment, j'aurais pu passer mes heures sur youtube mais c'est tellement mieux quand la sélection a déjà été faite.

 

Donc voilà, ça regonfle quand on nous laisse entendre et voir que tout est perdu, la fantaisie du monde résiste, j'adore :

 

Voir les commentaires

Rédigé par deparlà

Publié dans #la blogosphère de par là

Repost 0

Publié le 21 Mai 2010

Mai, juin, juillet fleurent bon le printemps puis l'été.

 

C'est aussi la saison des nouveaux mariés,

 

Ah, les mariages ... :

 

Voir les commentaires

Rédigé par deparlà

Publié dans #sous le sabot d'un cheval

Repost 0

Publié le 19 Mai 2010

Le nouvel appartement semblait parfait pour Célestine et Géo. Cossu, bourgeois, parquet en chêne, de quoi envisager la vie à deux avec optimisme (« … vivons ici puisqu’il faut vivre »).

Seulement voilà, il n’y a pas de moment plus tranquille que lors de ces visites en compagnie de l’agent immobilier. C’est ensuite que le voisinage donne des signes de son existence (« Emménager dans un nouvel appartement, c’est comme venir au monde : parfois on tombe mal. »). En l’occurrence, le voisin du dessous manifeste une passion certaine et sonore pour la musique de bal (« La vie d’un homme ne se voit pas, elle s’entend. »). Mais comment entreprendre cet acharné de flamenco, java et polka en passant par le tango sans froisser une susceptibilité peut-être exacerbée et par la même l’occasion de ruiner des rapports de bon voisinage avant qu’ils aient eu une chance de se nouer ? Géo tente une approche toute sournoise en faisant miroiter à M. Jacques Émile (c’est son nom) une thèse sur les bals et « toutes leurs musiques » qu’il serait en train d’écrire. L’engouement de M. Émile démarre au quart de tour, les dés d’une cohabitation tortueuse en sont jetés.

 

Voilà encore que je replonge dans la bibliographie de François Vallejo avec ce qui me semble être son premier roman paru en 1998 aux éditions Viviane Hamy. J’avais déjà succombé à « Ouest » , « Groom » et « La Voyage des grands hommes » (« L’incendie du Chiado » m’était tombé des mains, une vraie déception !). Quelle surprise ! Je découvre toute l’envergure du talent de l’auteur dans ce petit livre (127 pages). Avec cette histoire simple le style virevolte et contribue à chatoyer le jeu des mots propres à nous amuser ou à nous émouvoir de situations communes. La part belle est faite aux rapports humains. Les névroses qui pourraient en résulter sont contournées par la délicatesse des personnages qui paraît surgir d’une autre époque. Le huis clos réserve quelques scènes burlesques et cocasses tout en ménageant la personnalité de chacun.

 

« Les marcheurs, le cou rentré, à sept heures et demie, en décembre, se déhanchent autour de moi, comme une arrière-garde en déroute, se déploient en silence de tous côtés. Et dans cette troupe sans discipline, je remarque un petit soldat à la silhouette familière, toujours le même qui me poursuit, qui m’épie peut-être. Personne ne voudra me croire : nous sommes loin de chez nous et pourtant IL marche sur le même trottoir que moi. Le rat s’est éloigné de son terrier, il muse et trottine le nez baissé. Il est, décidément, partout où je suis, à mes trousses, j’en suis sûr, et pourquoi ? Impossible encore de parler de fâcheuse coïncidence, comme si nos vies devaient être indissolublement liées. »

 

Une lecture riche et envoutante en attendant son prochain roman « Les sœurs Brelan » qui doit paraître en août 2010 toujours aux éditions Viviane Hamy.

 

 

"Vacarme dans la salle de bal", François Vallejo, 1998 chez Viviane Hamy, 2003 en édition de poche J'ai Lu, «««««

Voir les commentaires

Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

Repost 0

Publié le 14 Mai 2010

 

 

Voilà, la boucle est bouclée, je viens de terminer « La Cité des Jarres », premier livre de la série que j’ai lu en dernier bizarrement.

 

C’est la première enquête publiée en France du commissaire Erlendur Sveinsson. Suivront « La femme en vert », «La Voix » , « L’Homme du Lac » , « Hiver arctique » et « Hypothermie » . Reste deux autres romans encore non traduits de cette série : « Myrká » et « Svörtuloft ».

 

Un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé assassiné dans son salon la tête fendue par un lourd cendrier abandonné près du corps. Un mot sur lequel on peut lire « Je suis Lui » laissé sur la victime et la photo de la tombe d’une petite fille éveillent la curiosité d’Erlendur. Il n’est pas question pour lui du geste d’un fou ou d’un quelconque drogué comme semble, à chaque fois, penser l’opinion islandaise qui ne veut pas croire qu’une population réduite et isolée puisse engendrer toute autre violence que celle imputable à une maladie mentale ou à une sévère addiction aux conséquences meurtrières. L’enquête révèle que trente ans auparavant il avait été poursuivi pour viol et finalement innocenté bénéficiant du peu de considération qu’un tel acte suscitait à l’époque. Le mort se révèle peu sympathique, cynique et infréquentable. Les trois mots en question fait penser à une vengeance. Effectivement, la plaignante du viol dont il a été accusé a mis au monde une petite fille, mais elle est morte à l’âge de quatre et sa mère s’est suicidée 3 ans plus tard par désespoir, la piste ne va nulle part.

Mais, impossible d’ignorer les intuitions, le commissaire Erlendur persiste.

 

Un très bon livre où la réflexion sur une société islandaise qui, du fait de son isolement, se croit à l’abri des travers bien connus des sociétés occidentales et malmène les à-priori. Arnaldur déclare, à ce propos, lors d’une interview réalisée par Mikaël Demets pour Evene.fr réalisée en février 2008 (traduite par Eric Boury) :

« il n'existe pas de tradition de polar en Islande. [ à cet état de fait, il y a deux raisons.] L'une tient en ce que les gens, y compris les écrivains, considéraient les histoires policières comme des mauvais romans […]. La deuxième raison, c'est que beaucoup d'Islandais ont longtemps cru en une sorte d'innocence de leur société. Très peu de choses répréhensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu à des histoires policières. Ce qui explique qu'à [leurs] débuts, Arni Thorarinsson ou [Arnaldur ont] eu du mal à [s'] imposer [dans les milieux littéraires islandais]. »

L’attachement aux personnages, l’atmosphère sombre et particulière insufflés dans ce premier volet ne se démentiront pas dans les ouvrages suivants de la série, de quoi engendrer une tribu d’aficionados en expansion dont je fais parti.

 "La Cité des Jarres", Arnaldur Indridason, Métailié Noir éditions, juin 2005, en poche aux éditions Points, juin 2006, «««««

Voir les commentaires

Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

Repost 0