Publié le 18 Mars 2017

 

Adapté d’un ouvrage de Margot Lee Shetterly, le scénario du réalisateur Theodore Melfi et d’Allison Schroeder évoque la contribution de scientifiques afro-américaines au programme de la NASA qui a abouti à l’envoi des premiers Américains dans l’espace.
Au début des années 60, la mathématicienne Katherine Johnson (Taraji P. Henson), la physicienne Mary Jackson (Janelle Monae) et la future informaticienne Dorothy Vaughan (Octavia Spencer) travaillaient à la Nasa en virginie, Etat où la ségrégation sévit encore. Elles sont calculatrices le temps d'être supplanter par l'ordinateur.
Leurs travaux contribueront à la victoire que représentait la conquête de l'espace des Etats-Unis face à la Russie.
 
C'est un "feel good movie" américain à l'image bien léchée, à une intrigue sans surprise et à la victoire de l'opprimé si on intègre le fait que l'Amérique ou plus précisément Hollywood a assumé son passé concernant l'apartheid. Je n'ai pas été déçue par mes attentes, ce film est sans surprise. A souligner les qualités de la restitution hollywoodienne de l'époque qui s'ancre dans la lignée de la série Mad Men et le jeu des actrices qui surjouent certes mais à la mesure de cette adaptation idéalisée.
 
 

 

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Rédigé par deparlà

Publié dans #des films sur le chemin

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Publié le 14 Mars 2017

 

 

 

A la lecture de ce livre on constate la grande maîtrise de Valentin Musso aussi bien dans la forme que dans le fond de son sujet.

 

Le prologue s’inscrit dans une réalité douloureuse et tragique malheureusement connue de nous tous aujourd’hui.

Ensuite, nous sommes projetés dans l’intimité d’un couple touché par le drame qui tente d’aller de l’avant en s’éloignant du tumulte parisien et en s’installant dans un cottage tranquille en Bretagne. Un intrus semble s’immiscer dans la vie tranquille, routinière et isolée de Mathilde et François. L’inquiétude monte, la tension s’installe, on voit ça arriver gros comme une maison.

Deuxième partie du livre, Musso nous retourne comme une crêpe aussi sûrement qu’en Bretagne un jour de Chandler.

Troisième partie, je suis conquise tant la finesse de la psychologie sonne juste par une analyse juste et remarquable des personnages.

 

Valentin Musso a une écriture efficace et précise, nous emmène à sa guise sans rien laisser au hasard, sans négliger aucun aspect de son intrigue, de ses personnages, du réalisme de son histoire.

L’univers développé dans ce livre (le côté proche de nous) correspond à ce que je lis habituellement, j’y ai donc retrouvé mes repères et beaucoup aimé.

 

En lisant Une Vraie Famille, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Misery de Stephen King lu assez récemment et qui m’avait entièrement conquise, King étant le roi (hormis ses livres d’horreur, j’ai bien trop peur).

 

 

 

Une Vraie Famille, Valentin Musso, éditions Points 427 pages, parution 2015

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Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

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Publié le 12 Mars 2017

 

Ne voulant pas rester sur une note dissonante avec le dernier livre lu d'Anne Wiazemsky (Une Poignée de Gens), voici Hymnes (avec un s) A l'Amour, roman court sensé, donc, remettre à flot mon affection pour l’auteur car chez ceux que l’on suit on aimerait y retrouver ce qui nous avait plu mais c’est une quête d’absolu aléatoire.

AW remémore ses souvenirs d'enfance lors du douloureux rituel de tri des objets, papiers et photos suite à la perte de sa mère. Accompagnée de son frère, elle exhume le testament de son père décédé il y a plusieurs années où il est fait mention d’une femme inconnue pour qui le père avait dédiée la chanson d'Edith Piaf.

L’enfance remonte, les pages débordent de l’amour qu’elle porte aux siens même si ses parents étaient peu présents sans être indifférents à leurs enfants et qui semblaient se satisfaire d’un mariage malmené. Les émotions d’une vie d’insouciance auprès de personnes aimés et aimantes au seuil de ce qui sera leur vie avant de s’en rendre compte résonnent dans notre vécu.

Anne veut rencontrer cette femme qui occupait encore les pensées de son père au moment de rédiger son texte pour les survivants. Cette femme tant aimée et dont Anne ne sait rien partage-t'elle l’image sacralisée de son père qu’elle s’est construite ?

C’est un petit roman charmant et grave qui aurait peut-être mérité d’être un peu plus étoffé.

 

Hymnes à l'amour, Anne Wiazemsky, chez folio, 185 pages.

 

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Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

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Publié le 3 Mars 2017

 

L’AUTRE QU’ON ADORAIT, Catherine CUSSET, édition Gallimard, 290 p, 18 août 2016

 

Le livre commence par un suicide (à souligner que cela fait deux fois au moins (voir Un Brillant Avenir) que Catherine Cusset nous révèle le coup du sac en plastique (des fois que ...si l’envie d’en finir…).

C’est un ami proche, intime, de jeunesse de CC, elle entreprend de partager l’histoire de sa vie en toute subjectivité, pour l’inscrire dans le temps, laisser une trace ? Elle emploie un procédé déconcertant et auquel il a fallu s’habituer : ce livre interpelle ce Thomas avec l’usage du tutoiement, orientant le récit en un texte qui lui est destinée. Pour ne pas avoir une distance trop prononcée comme c’était le cas avec le « il », dixit l’auteur. Résultat, le lecteur reste de côté sur un bon tiers du livre.

 

Au début Thomas est un jeune homme exalté et fêtard, confiant en sa destinée, haut en couleur, qui vampirise l’attention et les filles. Dans sa toute puissance un premier échec en Khâgne pourrait cristalliser un manque de rigueur dans son travail, il choisit les Etats-Unis pour passer ses diplômes et devenir professeur d’université, d’une prestigieuse université. S’ensuit une succession de déconvenues imputables à un besoin débordant d’aimer et de vivre sa vie avec un minimum de contrainte.

 

CC est coutumière de l’autofiction, je la mets dans la même catégorie qu’Annie Ernaux qui témoigne de l’évolution de notre société et Anne Wiazemsky qui elle traite de récits familiaux liés à des époques historiques. CC nous parle plus de l’air du temps lié à des évènements intimes et à des époques plus contemporaines. Ici elle nous propose une nouvelle trame du genre. Malheureusement, elle ne fait pas mouche, Thomas apparaît arrogant, égoïste, jaloux, et l’on perçoit un manque d’épaisseur dans la description du personnage. Connaissait-elle si bien que ça son ami ?

Elle nous décrit aussi le monde universitaire et littéraire comme étant élitiste, méprisant et snob, un monde précaire et difficile pourtant mais peu ouvert aux autres.

Enfin, quelques situations ou traits de personnalités font écho à nos émotions mais c’est bien mince pour emporter mon adhésion, attendez la parution en poche où la disponibilité en bibliothèque pour les curieux.

 

 

 

 

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Rédigé par deparlà

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