Publié le 19 Juin 2017

Fendre l’armure, Anna Gavalda, éditions le dilettante.

 

 

Selon de nombreux critiques littéraires, les nouvelles ont moins la côte en France que dans les pays anglo-saxons. Souvent je trouve que la fin est abrupte, frustrante. On entre rapidement dans l’histoire, on s’attache et pfut on nous enlève le pain de la bouche et on reste sur sa faim.

Ce n’est pas le cas pour tous, Alice Munro, Daniel Kehlman et Anna Gavalda construisent leurs cours récits avec le plus grand soin la plupart du temps.

Gavalda n’a pas son pareil pour susciter l’émotion en 2, 3 petits paragraphes. Tout de suite on est touché (La maquisarde, Mon chien va mourir, Le fantassin, Mes points de vie), nos sens sont à fleur de mots. Elle nous raconte dans La maquisarde, Le fantassin et même Mon chien va mourir (alors que le titre augure du pire) des personnages en détresse sans tomber dans le pathos, nous aménageant des bandes d’arrêt d’urgence, semant par ci, par là des références qui font écho à notre réalité.

 

J’ai beaucoup aimé ce livre assez court, n’enchainant pas les nouvelles, ménageant une pause après chacune pour que sitôt lues elles ne s’évanouissent pas, tant de sensibilité…

 

N’ayant pas lu les 2 précédents, j’y vais ventre à terre.

 

 

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Rédigé par deparlà

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Publié le 12 Juin 2017

 

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Comme beaucoup d’entre nous, j’ai sauté sur le dernier Vargas même si le précédent, Temps glacières, a été une déception. Une grande déception coïncidant avec le changement d’éditeur, celui de toujours contre une plus grande maison sans en démêler les nœuds, j’ai donc beaucoup extrapolé sur la qualité du manuscrit.

 

Quand sort la recluse est tout de même meilleur, plus construit et substantiel.

Une enquête arrache Adamsberg de son rocher islandais où il était resté. Une autre s’immisce plus doucement, de côté, rasant les murs en crabe. Pas assez discret pour échapper au radar d’Adamsberg. Mais enquêter dans le dos de sa hiérarchie est une chose, devoir avancer envers et contre son acolyte et ami, le commandant Danglard, en est une autre. Malgré ce coup de froid la brigade se rallie au commissaire et va devoir chercher dans le passé les réponses aux nombreux morts jalonnant leurs investigations. En fait de crabe, c’est une araignée qui focalise l’attention, la recluse, une araignée pourtant discrète et solitaire au venin relativement bénin, loin de pouvoir provoquer la mort d’un homme, alors ? C’est toute la question qui traverse le livre.

 

Comme souvent les connexions hasardeuses et capillotractées de l’auteur font des étincelles, je tire mon chapeau à une imagination singulière. Pourtant, encore une fois, je reste sur ma faim, un appétit creusé avec les premiers romans Debout les morts, L’Homme aux cercles bleus, Pars vite et reviens tard. Mais depuis Sous les vents de Neptune (2004 !) les livres s’enchainent sans atteindre la satiété. Les intrigues, étonnamment, tiennent la route. Je lui reproche aujourd’hui son rapport aux personnages qui n’évolue pas, l’intérêt uniquement tourné sur Adamsberg, son héro, alors qu’elle nous présente de nombreux seconds personnages qui mériteraient d’être plus construits. Et son style emprunt de naïveté par touches au début pour décrire les émotions de ses personnages et qui maintenant déborde.

Ou alors, je vieillis…

 

C’est sur, il est difficile de rester au niveau quand il y a sacralisation, il faut voir ses chiffres de vente ! Ceci dit, ce roman contient tous les ingrédients pour vous accompagner sur la plage.

 

 

 

 

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Rédigé par deparlà

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