Publié le 15 Octobre 2014

 

ZULU et MAPUCHE

 

 

J'ai lu Zulu, et Mapuche, et je vais lire tous les autres.

 

C'est trop bien, ce Caryl Férey il est trop fort.

 

 

 

Le libraire m'avait mis la puce à l'oreille – Vous ne l'avez pas lu ? Quelle chance !

 

Évidemment, connaissant le bonhomme, je le prends du côté positif de la force, y allant moi-même de ces remarques quand je sors d'une lecture ensorcelante, d'un univers autrement plus frissonant.

 

 

 

Bon, là, le monde de Férey il est pas enviable. Violences, corruption, cadavres, injustices... mais il y a des justiciers chez lui, des qui se remuent le popotin pour nous égayer dans un monde plus juste, un combat ardu mais ce sont des héros alors hein, même pas peur.

 

Une intrigue donc qu'on sent bien inspirée d'une réalité pas jolie jolie, de faits historiques pas très glorieux et qui s'entortille comme seuls des conseillers fiscaux savent leur chemin quelque soient les obstacles législatifs surgissant brusquement pour leur pourrir la vie.

 

 

 

Zulu se passe en Afrique du Sud comme le titre l'indique. Pas celle des safaris, celle des inégalités raciales et sociales persistantes, celle qui n'en a pas fini de régler ses comptes et qui ne s'en sort pas de ses bidons ville et de son taux de mortalité infantile et violente. Celle à qui la loi d'amnistie n'a pas eu les résultats escomptés, celle qui recycle certains de ses anciens tortionnaires, celle qui met un mouchoir dessus.

 

Les héros, donc, 3 flics qui enquêtent sur un meurtre d'une jeune fille blanche de la haute, droguée, au visage défoncée. De fil noir en aiguille afutée tout va y passer, les ethnies, les quartiers pauvres et riches, les gangs, les horreurs, les personnalités, l'Histoire, on sort de là on en apprend, on est sous le choc mais moins bête.

 

 

 

Mapuche se passe en Argentine comme le titre ne l'indique pas. La dictature passée, la loi d'amnistie, la démocratie encore jeune n'ont rien effacé des mémoires. Le commerce de nouveaux nés pratiqué dans les années 70/80 est au cœur de l'histoire. Les héros, des justiciers aussi, qui en ont suffisamment bavé pour aller fourrager dans les affaires des autres, mais qui sont bien obligés de s'y coller. Qui s'enferment dans leur coquille tant et si bien que ça déborde.

 

 

 

Bref, on se laisse prendre par la main jusqu'à la fin, on a peur pour nos chouchous jusqu'au bout, on sort de là hébété.

 

Faut dire c'est plein de péripéties, violent, très documenté, exceptionnellement bien écrit, bien construit, style et rythme compris.

 

Mapuche ça décoiffe et Zulu ça scalpe.

 ZULU, 2008 «««««

MAPUCHE,2012 «««««


 

 

A noter que le film Zulu tiré du livre ne tient pas les promesses du livre ni celles des acteurs choisis.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

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