fendre l'armure, anna gavalda

Publié le 19 Juin 2017

Fendre l’armure, Anna Gavalda, éditions le dilettante.

 

 

Selon de nombreux critiques littéraires, les nouvelles ont moins la côte en France que dans les pays anglo-saxons. Souvent je trouve que la fin est abrupte, frustrante. On entre rapidement dans l’histoire, on s’attache et pfut on nous enlève le pain de la bouche et on reste sur sa faim.

Ce n’est pas le cas pour tous, Alice Munro, Daniel Kehlman et Anna Gavalda construisent leurs cours récits avec le plus grand soin la plupart du temps.

Gavalda n’a pas son pareil pour susciter l’émotion en 2, 3 petits paragraphes. Tout de suite on est touché (La maquisarde, Mon chien va mourir, Le fantassin, Mes points de vie), nos sens sont à fleur de mots. Elle nous raconte dans La maquisarde, Le fantassin et même Mon chien va mourir (alors que le titre augure du pire) des personnages en détresse sans tomber dans le pathos, nous aménageant des bandes d’arrêt d’urgence, semant par ci, par là des références qui font écho à notre réalité.

 

J’ai beaucoup aimé ce livre assez court, n’enchainant pas les nouvelles, ménageant une pause après chacune pour que sitôt lues elles ne s’évanouissent pas, tant de sensibilité…

 

N’ayant pas lu les 2 précédents, j’y vais ventre à terre.

 

 

Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

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Alex-Mot-à-Mots 20/06/2017 10:46

Bonne idée de ménager une pause entre deux nouvelles.

deparlà 20/06/2017 15:41

on se sent comme après un bon massage ...