L'AUTRE QU'ON ADORAIT, Catherine CUSSET

Publié le 3 Mars 2017

 

L’AUTRE QU’ON ADORAIT, Catherine CUSSET, édition Gallimard, 290 p, 18 août 2016

 

Le livre commence par un suicide (à souligner que cela fait deux fois au moins (voir Un Brillant Avenir) que Catherine Cusset nous révèle le coup du sac en plastique (des fois que ...si l’envie d’en finir…).

C’est un ami proche, intime, de jeunesse de CC, elle entreprend de partager l’histoire de sa vie en toute subjectivité, pour l’inscrire dans le temps, laisser une trace ? Elle emploie un procédé déconcertant et auquel il a fallu s’habituer : ce livre interpelle ce Thomas avec l’usage du tutoiement, orientant le récit en un texte qui lui est destinée. Pour ne pas avoir une distance trop prononcée comme c’était le cas avec le « il », dixit l’auteur. Résultat, le lecteur reste de côté sur un bon tiers du livre.

 

Au début Thomas est un jeune homme exalté et fêtard, confiant en sa destinée, haut en couleur, qui vampirise l’attention et les filles. Dans sa toute puissance un premier échec en Khâgne pourrait cristalliser un manque de rigueur dans son travail, il choisit les Etats-Unis pour passer ses diplômes et devenir professeur d’université, d’une prestigieuse université. S’ensuit une succession de déconvenues imputables à un besoin débordant d’aimer et de vivre sa vie avec un minimum de contrainte.

 

CC est coutumière de l’autofiction, je la mets dans la même catégorie qu’Annie Ernaux qui témoigne de l’évolution de notre société et Anne Wiazemsky qui elle traite de récits familiaux liés à des époques historiques. CC nous parle plus de l’air du temps lié à des évènements intimes et à des époques plus contemporaines. Ici elle nous propose une nouvelle trame du genre. Malheureusement, elle ne fait pas mouche, Thomas apparaît arrogant, égoïste, jaloux, et l’on perçoit un manque d’épaisseur dans la description du personnage. Connaissait-elle si bien que ça son ami ?

Elle nous décrit aussi le monde universitaire et littéraire comme étant élitiste, méprisant et snob, un monde précaire et difficile pourtant mais peu ouvert aux autres.

Enfin, quelques situations ou traits de personnalités font écho à nos émotions mais c’est bien mince pour emporter mon adhésion, attendez la parution en poche où la disponibilité en bibliothèque pour les curieux.

 

 

 

 

Rédigé par deparlà

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Alex-Mot-à-Mots 03/03/2017 16:53

Décidément, il ne me tente pas.....

deparlà 03/03/2017 18:01

après, ça se lit mais bon ..