L'homme du lac, Arnaldur Indridasun

Publié le 23 Janvier 2010

Suite à l’évènement sismique de juin 2000, la surface du lac Kleifarvatn, en Islande, est descendue de 4 mètres, les rives ont gagné du terrain de façon surprenante et un squelettehttp://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/7/8/9782757812877.jpg relié à un appareil d’écoute soviétique par une corde est découvert avec un trou dans le crâne. La mort, autant dire le meurtre, remonte à environ quarante ans, fin des années soixante, pleine époque de la guerre froide, du mur de Berlin et de son autre côté.

L’enquête plonge le commissaire Erlendur dans un de ses thèmes de prédilections qui remplit par le nombre de livres le petit appartement qu’il occupe, celui des disparitions. En effet, son enfance, sa vie, fut frappée par un traumatisme lié à la disparition de son jeune frère. Erlendur, comme à son habitude, s’évertue à ne négliger aucun détail et s’attache à lever le voile sur tous les mystères se présentant à son équipe, autant que faire se peut.

 

Nous voilà donc 40 ans en arrière à la suite d’un jeune boursier islandais parti étudier avec la ferveur d’un apparatchik révolutionnaire à Leipzig en Allemagne. La vision idéaliste d’un état socialiste va devoir, par la force des choses, évoluer. L’étudiant, de retour en Islande après son expulsion, ne se remettra jamais de ce qu’il a vécu de l’autre côté du mur.  

 

Nous suivons encore ici, petit à petit, le chemin des protagonistes récurrents chez Arnaldur Indridason. Les choses évoluent, semblent se décanter pour les uns, s’engluer de nouveau pour les autres sans pour autant se départir des valeurs professionnelles de chacun. L’auteur continue de nous raconter l’Islande sans complaisance, on est loin de l’ombre d’une esquisse publicitaire touristique, et crée une atmosphère particulière autour de chacune des enquêtes qu’il manie, selon moi, avec brio. Me voilà ferrée à cet auteur même si je sais que l’effroi peut surgir au détour d’un de ses livres (« la femme en vert »). Ce n’est pas le cas ici avec « L’homme du lac », ouf !


"L'homme du lac", Arnaldur Indridason, titre original "Kleifarvatn" 2004, Prix du polar européen du Point 2008, «««««

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

Repost 0
Commenter cet article

maggie 21/03/2010 19:05


J'aime bien les polars et je ne connais pas l'Islande... Je crois avoir déjà noté cet auteur sur ma PAL ... Je pense que je vais me laisser tenter par cette série....


deparlà 22/03/2010 18:50


bienvenue au club dans ce cas


Alex-Mot-a-Mots 25/01/2010 18:43


Le meilleur reste pour moi le premier "la cité des jarres", avec son petit côté politique.


lechemindeparlà 26/01/2010 10:08


.... le seul que je n'ai pas lu, bientôt sur cet écran ma petite bafouille sur "hiver arctique"
(je me le garde sous le coude pour quand j'en aurais besoin ou qu'Indridason serait trop long à publier un nveau, des excuses, rien que des excuses ...)