Hiver arctique, Arnaldur Indridason

Publié le 28 Janvier 2010

« Les fenêtres étaient closes. L’immeuble, plutôt imposant, se composait de six étages desservis par quatre cages d’escalier. Il était vétuste. Les rambardes métalliques des balconshttp://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/2/3/7/9782864246732.jpg étaient rouillées. La peinture, délavée, s’écaillait çà et là à la surface du ciment. De l’endroit où se tenait Erlendur, on distinguait deux baies vitrées de salle à manger fendues sur toute leur longueur, donnant chacune sur un appartement. Nul n’avait jugé bon de les remplacer. »

À la suite de "la voix"et " l’homme du lac ", je n’ai pas pu résister à « Hiver Arctique » version broché, dernière publication d’Arnaldur Indridason en français, complètement accro à l’atmosphère glaciale et névrosée de ses livres. L’occasion de me shooter encore un peu à ces islandais dont le commissaire Erlendur et les inspecteurs Elinborg et Sigurdur Oli était trop forte.

 

Un jeune garçon, donc, d’une dizaine d’années est retrouvé mort au pied d’un ensemble d’immeubles aux façades pas toutes fraîches, un jeune asiatique, poignardé.

 

« Il (Erlendur, bien sûr !) avait déjà été confronté à une situation semblable dans une famille paralysée par la douleur après un drame incompréhensible et insoutenable. Il reconnaissait le déni et la colère. L’évènement était tellement écrasant qu’il était impossible de le regarder en face et que l’esprit cherchait à y échapper par toutes les issues afin d’atténuer la souffrance. Comme s’il était encore possible de préserver quoi que ce soit. »

 

http://www.citybreaksblog.com/wp-content/uploads/2009/01/reykjavik.jpgIl existe donc des mots pour exprimer l’invivable, une particularité d’Indridason lequel ne connait pas l’autruche et sa politique, c’est de la 2D, à plat, noir sur blanc et cash sans pour autant en rajouter. Il construit ses personnages comme ses énigmes, sans rien laisser au hasard, tout est fouillé et explicable, et nous ménage les révélations tout au long de ses romans.

Ici encore la société islandaise ainsi que les dérives de la nature humaine sont exhibées. Le sordide affleure.

La particularité de ce dernier roman repose sur plusieurs intrigues qui se mêlent renouvelant une construction redondante, inévitable sûrement quand il s’agit de suivre de livre en livre des personnages récurrents dans une même contrée.

 

Encore un très bon spécimen, il me reste à attendre le prochain maintenant.


"Hiver arctique", Arnaldur Indridason, Métailié 2009, titre original "Vetrarborgin", 2005, «««««

 

 

 

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

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Commenter cet article

Aurore 25/02/2010 20:25


J'ai été un pil déçue par cet Hiver artique, mais le suivant Hypothermie est très bon!!


deparlà 26/02/2010 09:23


Ah!n il figure en bonne place dans ma pal, je fais durer comme je peux le plaisir


Alex-Mot-a-Mots 30/01/2010 16:41


Hiver bien froid que cet hiver arctique. Un polar social comme je les aime.


deparlà 17/02/2010 10:06


un nouveau spécimen d'Indridason en librairie, "hypothermie", février 2010 !