Et mon coeur transparent, Véronique Ovaldé

Publié le 13 Septembre 2009

 
Avant de me jeter sur « Ce que je connais de Vera Candida » de Véronique Ovaldé en cette rentrée littéraire 2009 dont je ne connais rien et dont l’extrait lu dans le magazine Lire de cet été remplit comme il se doit d’agréables perspectives de lecture, mon dévolu s’est tout d’abord contenté de « Et mon cœur transparent », lauréat tout de même du prix France Culture-Télérama 2008.

Lancelot, personnage surréaliste que l’on peut plus ordinairement dire « à l’aise à côté de ses pompes », vient de perdre son épouse adorée dans des circonstances suspectes. Ses doutes vont l’amener malgré une force d’inertie bien buildé chez lui à mener une pseudo enquête, du moins à tirer le fil qui pourra, on ne sait vraiment pas, c’est pas sûr, le conduire au fin mot de l’histoire. De voisin en faux père, Lancelot se demande maintenant qui était Irina, quels mystères pouvait-elle bien lui cacher.

 

« Il réalise qu’elle lui sourit et que ce sourire plane trop longtemps sur son visage, elle le trouve déduisant, Lancelot n’en revient pas, il n’en est jamais revenu, il a depuis toujours eu tellement de mal à se percevoir comme un homme séduisant, Irina lui disait, Tu es bel homme, tu le sais n’est-ce pas ? et elle semblait toujours se demander s’il niait ses attraits par coquetterie ou par méconnaissance de ses propres pouvoir et charme. Elle le scrutait d’un œil soupçonneux et avec une ride au front qui signifiait « Ne me raconte pas d’histoires ». »

 

Finalement, et après avoir été séduite tout d’abord par l’originalité de l’ambiance et du personnage de Lancelot, je me suis vite lassée du décalage proposé, une fois l’histoire, les protagonistes et une certaine fantaisie installés l’inertie prend le relais, les interrogations de Lancelot envahissent l’espace, le road movie ne roule pas. Une déception donc pour un livre très bien écrit par ailleurs et dont l’étrangeté aurait pu faire mouche mais qui s’embourbe sans plus décoller.

 

« Et mon cœur transparent », Véronique Ovaldé, Editions de l’Olivier 2008, J’ai lu  2009, «««««

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

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Philo 12/03/2010 23:42


J'ai eu un avis mitigé sur ce livre que j'ai trouvé d'une lecture agréable mais pas transcendante. Par contre j'ai bien aimé l'écriture fluide de V. Ovaldé. Je m'étais dit que je lirai autre
chose de cet auteur mais mes PAL et LAL sont excessivement longues alors un jour peut-être...


deparlà 15/03/2010 13:03


oui, je suis de ton avis, l'écriture est appréciable mais c'est comme si il manquait un petit chouille de je ne sais quoi pour vraiment marquer les esprits.


beabab 05/10/2009 23:14


j'avais retenu le nom de cet auteur sûrement car j'avais lu une bonne critique sur Télérama, voir un bon article.

Et ça fait partir des livres à découvrir un jour, à rajouter danr PAL même si ta critique est mitigée.

En attendant j'ai écouté dimanche l'auteur parler de son rapport à l'écriture, de sa passion pour les livres dans l'émission Eklectik et ma foi, c'était bien intéressant, à découvrir en écoutée
différée :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/eclectik_dim/







lechemindeparlà 13/11/2009 10:09


... je l'ai vu dans l'émission "la grande librairie" (le jeudi soir à 20h30 ... précise!) et elle m'avait un peu déçue, elle semble évoluer dans une bulle dont je n'ai
pas accès, je n'ai lu qu'un livre d'elle en même temps.


kathel 15/09/2009 12:35

Je viens de l'emprunter à la bibliothèque et je ne sais pas si je vais aimer...

lechemindeparlà 15/09/2009 14:15


Ba, il est vite lu en même temps


Loïc 13/09/2009 21:58

C'est marrant, moi je trouvais qu'elle ne maitrisait pas bien le français (des fautes d'accords par exemple). Et que le style était lourd.Mais je n'en ai plus trop de souvenir. une déception.

lechemindeparlà 15/09/2009 11:55



je n'ai pas trouvé le style lourd au contraire, assez fluide. Qd aux fautes peut être, ce qui m'a plu chez elle c'est la liberté qu'elle
prend avec la syntaxe (comme Gavaldé), des fois pas besoin de verbe, et puis pour les fautes, il en faut et de mon côté je ne me prive pas, sans le vouloir, un manque de rigueur qui ne me déplait
pas (heureusement pour moi en même temps, ;-) )