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Après la lecture effroyable de « La femme en vert », le
malaise de lire ce que je répugne à concevoir comme la violence faite à un enfant, malgré l’horreur distillée par la maîtrise d’écriture d’Arnaldur Indridason, me voilà en train de lire « La
Voix ».
On y retrouve le commissaire Erlendur, ses
inspecteurs
Elinborg et Sigurdur Oli, sa fille Eva Lind ainsi que plusieurs fantômes bien plus insistants que d’habitude en cette période de Noël. La victime est le portier d’un hôtel de renom, autrefois
enfant-star à la voix d’ange.
Comme les jours, le ciel
quand il neige, les figures et les âmes, tout est sans lumière dans cette histoire, éteint. Puis il y fait froid, comme dans la chambre qu’Erlendur a louée dans l’hôtel afin de rester au contact,
de voir un peu comment ça tourne un gros hôtel comme ça, afin de ne pas rentrer chez lui où l’attendent ses fantômes de pied ferme. Rien de drôle donc, un roman noir, ça ! un Indridason
quoi, efficace et maîtrisé sans rien qui dépasse, surtout pas un p’tit sourire des fois qu’on se mettrait à rêver que la vie ça pourrait être un plaisir.
Une lecture agréable tout de même, faut savoir ce qu’on veut !
« La Voix », Arnaldur Indridason, édition originale « Röddin » 2002, version française 2007, «««««
Les rolling stones