La douce empoisonneuse, Arto Paasilinna

Publié le 1 Septembre 2009

Arto Paasilinna ne semble pas bénéficier d'un consensus favorable au sein de la planète blog qui lit et le fait savoir. En général ceux qui ne l'aiment pas l'expriment haut et fort sans qu'on comprenne vraiment pourquoi et ceux qui l'aiment se révèlent encore plus brefs sur leur engouement.

Perso, j'ai peu lu de ses productions. J'avais préféré "Petits suicides entre amis" à "Prisonniers du paradis", le premier pour l'originalité et la galerie de personnages de cette "road story" en bus alors que dans le deuxième, toute prometteuse et originale que soit la mise en situation de l'histoire,  les personnages finissent par retomber dans les travers de l'humanité que nous connaissons bien et que je trouve inutile de me rappeler. De plus, le style parfois bien décousu de l'auteur qui se rattrape on ne sait pas comment m'a parfois dérouté voire lassé.

Avec "La douce empoisonneuse", le soin de l'auteur à tenir la corde malgré les tentations à s'égarer de toute part est à souligner, sans pour autant nous frustrer de son côté tout azimut.

 

Linnea, veuve de colonel, fatiguée des expéditions punitives de son neveu à l'occasion du versement mensuel de sa pension se résout à en finir. D'autant que le neveu ne manque pas de saccager sa maison et molester la pauvre vieille femme apeurée, aidé par 2 autres loustiques, toujours les même, ses potes, pas des lumières.

Mais là, c'est bon, la colonelle se rebiffe.

Réfugiée chez un de ses vieux amis, elle se plonge dans l'étude et la réalisation de poisons à usage suicidaire pense-t-elle. Les circonstances et la bêtise des 3 jeunes écervelés en décideront autrement …



Un très bon livre de plage, pour se distraire et glousser dans son coin, caustique et loufoque. Étant de celles qui attendent une réelle approbation des lecteurs avant de choisir une de ses œuvres, j'apporte ma pierre d'encouragement à celui-ci en attendant de voir comment vont tourner sur la durée les critiques pas très bonnes pour le moment concernant "Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Ramkorpi" paru cette année.


La douce empoisonneuse, Arto Paasilinna, édition originale 1988, traduction française 2001, 4.0 étoiles sur 5

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #les livres de par là

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Yv 23/11/2009 14:02


les personnages décalés, les paysages et l'humour nordique me plaisent bien, notamment dans ce livre, mais aussi dans bien d'autres de Paasilinna


bene 06/09/2009 17:22

J'ai trouvé ce livre plutôt sympa!

lechemindeparlà 07/09/2009 09:43


oui, c'est le cas


didier 03/09/2009 03:48

la douce empoisonneuse n’est pas mon préféré mais j’aime énormément cet auteur car c’est un conteur d’histoire, un fabuliste décalé et sans morale. Le Meunier hurlant et Le Fils du dieu de l’orage m’ont vraiment marqués. Quand à son style, je le trouve souvent épuré, poétique, archaïque et surtout plein d’humour.

lechemindeparlà 06/09/2009 14:05


ah, je ne connais pas les deux dont tu parles, et en quoi t'ont ils marqué ?


Leiloona 01/09/2009 21:23

Ah ben je fais partie de ceux qui aiment, mais je le dis haut et fort ! Ce livre fait partie de la chaîne des livres, et il rencontre un joli succès.

lechemindeparlà 06/09/2009 14:06


oui, la douce folie du livre est communicative