Charles Darwin a une théorie

Publié le 10 Avril 2009

En février, c'était le 200 ème anniversaire de la naissance de Darwin.

Le 24 novembre ce sera le 150ème de la parution de l'Origine des espèces où Darwin évoque sa théorie de l'évolution, dont celle de l'homme (il y revient plus en détail en 1871 avec La filiation de l'homme et la sélection liée au sexe), socle fondateur de la biologie moderne. Un véritable pavé dans la marre à l'époque dont les remous n'en finissent pas de faire des vagues, même150 ans plus tard.


Pour fêter ça, Le monde publie un hors-série ce mois-ci : "Darwin-L'évolution quelle histoire!", très instructif et suffisamment concis pour ne pas trop se perdre dans les méandres d'un dialecte scientifique obscur et ennuyeux.


La première partie, "de la première cellule à l'homme" rappelle que toute vie terrestre est issue d'une même cellule baptisée LUCA (Last Universal common ancestor) il y a quelques 4 milliards d'années. Et que pour arriver à nous, entre autre, elle aurait tirée profit d'une infection virale.


Dinosaures, oiseaux, mammifères, chimpanzés et bonobos autant de sujets abordés qui éclairent d'un jour nouveau nos pauvres connaissances scolaires. Quand à "l'origine de l'homme" et Néandertal, on aurait pu penser que les nouvelles techniques scientifiques à la rescousse lèveraient définitivement le voile sur les mystères, et bien non, les théories élaborées peut-être plus pointues n'arrivent pas à un accord. La paléontologie se réserve encore de beaux jours.


Un vrai moment de détente et de franche rigolade est aménagé dans cette première partie avec "Et "homo sapiens" inventa l'érotisme" où les scientifiques ne semblent pas devoir s'épuiser à échafauder des théories parfois burlesques et peu vérifiables sur le sujet, mais drôles.

 

La deuxième partie nous présente succinctement Charles Darwin et les grandes lignes de sa théorie.

"Charles Darwin est tout sauf un rebelle. Pur produit de la grand bourgeoisie provinciale, il vénère son père, médecin célèbre, lui-même fils de médecin, et s'il renonce à suivre à son tour la carrière médicale, c'est qu'il ne supporte pas le sang et manque de goût pour les études, auxquelles il préfère la chasse à la bécasse et la collection de coléoptères. Il a toujours été observateur et méthodique, mais, à l'époque, il passe pour un étourdi: "Vous ne vous souciez que de la chasse, des chiens et des rats, vous serez une honte pour votre famille et pour vous-même!", tonne un jour le terrible docteur Darwin. Sur ses conseils, Charles se prépare à devenir pasteur et suit sans éclat le cursus classique à Oxford. Là, il croise la chance en la personne du professeur Henslow, qui enseigne la botanique, seul cours que le jeune dandy suit régulièrement."

Comme quoi ...

Elle aborde aussi les travers d'interprétation de cette théorie comme l'eugénisme, le nazisme; et le créationnisme qui étrangement réussit à réunir certains musulmans et chrétiens, la religion juive, elle, ne semblant rien avoir à redire à l'évolution même humaine.

 

La dernière partie du dossier dresse un bilan actuel sur une biologie futuriste qui ouvre les portes du questionnement éthique, de la finalité de projets sans limites, et d'hypothèses alarmistes.

 

Un hors-série très bien conçu dont la vulgarisation des sujets abordés évite de bêtifier et suscite un très grand intérêt pour Darwin, ses travaux, sa théorie et le devenir de celle-ci.

 

 

 

Rédigé par lechemindeparlà

Publié dans #sous le sabot d'un cheval

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