UNE POIGNEE DE GENS d' Anne Wiazemsky

Publié le 17 Février 2017

Une Poignée De Gens, Anne Wiazemsky, folio      «««««

 

Jusqu’ici, j’avais lu d’Anne Wiazemsky Mon Enfant De Berlin, Jeune Fille, Une Année Studieuse et Un An Après. On peut dire que je la suis et quand l’occasion se présente j’étoffe le sujet. A la recherche d’Hymne à L’Amour, indisponible, je me tourne alors vers Une Poignée De Gens.

 

On retrouve dans tous ses livres son thème de prédilection, la biographie romancée, la sienne ou celle de ses proches. Ici Anne Wiazemsky s’aventure vers ses origines russes (par son père Yvan Wiazemsky, authentique Prince Russe).

Un vieux journal d’une émigrée russe (Nathalie) aux USA refait surface. Elle est la grande tante de Marie qui ne connaît rien de cette histoire familiale à laquelle on a tourné le dos, parfois effleuré jamais révélé. Peut-être trop de souffrances à exhumer sur un passé révolu au destin sombre. L’aristocratie balayée par la révolution de 1917, l’exil de ceux qu’on appelle les russes blancs, le déchirement d’avoir perdu ceux qui cimentaient une vie, d’avoir tout perdu sans rien emporter ?

L’histoire est celle de la famille Belgorodsky propriétaire de Baïgora, un domaine gigantesque et prolifique qui va subir les affres des évènements russes. Le livre relate la fin programmée de cette douceur de vivre dans cette propriété de Baïgora sous fond de guerre contre les allemands, et tout se précipite vers au mieux cette finalité de l’exil.

 

Ce que j’aimais jusqu’ici dans le style d’Anne Wiazemsky c’est son style un peu bancal, brouillon, fragile, sur le fil, à craindre de ne pas voir aboutir le projet de l’auteur, quoiqu’au premier livre pour être honnête cette non-maîtrise apparente m’avait rendue perplexe jusqu’à retourner ma veste et tomber complètement sous le charme. Ici, le style et l’histoire sont très académiques et déjà vus. Difficile aussi de ressentir de l’empathie, les personnages puérils ou sectaires sont loin. Peut-être que la suite, Aux Quatres Coins Du Monde, sauvera les meubles.

 

 

Rédigé par deparlà

Publié dans #les livres de par là

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